Construction des premières maisons 2e quart du XIXe siècle (vers 1840) (≈ 1937)
Maisons rurales *à otil* édifiées.
4e quart du XIXe siècle (vers 1880)
Extension des courées
Extension des courées 4e quart du XIXe siècle (vers 1880) (≈ 1987)
Ajout de logements plus récents.
12 août 1998
Protection au titre des Monuments Historiques
Protection au titre des Monuments Historiques 12 août 1998 (≈ 1998)
Inscription des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades, toitures et baraquements de l'ensemble des courées (cad. KP 99 à 107, 110 à 120) : inscription par arrêté du 12 août 1998
Origine et histoire
Les courées Dubar et Dekien, situées à Roubaix, sont un témoignage exceptionnel de l'habitat ouvrier lié à l'industrialisation du XIXe siècle. Ces ensembles de maisons accolées, typiques de la région, furent construits pour loger une main-d'œuvre locale et étrangère en pleine expansion, notamment dans le secteur textile. Leur architecture reflète deux périodes distinctes : des maisons rurales des années 1840, dites à otil, et des logements plus récents, datant des alentours de 1880.
À l'origine indépendantes, ces deux courées se composent de deux rangées de maisons séparées par une bande de terrain. Leur disposition illustre une solution économique pour répondre aux besoins croissants en logements, dans un contexte de croissance démographique et industrielle rapide. Aujourd'hui, elles figurent parmi les rares exemples intacts de ce type d'habitat, essentiel pour comprendre l'histoire sociale et économique de Roubaix.
Les courées Dubar et Dekien ont été partiellement protégées en 1998, avec l'inscription de leurs façades, toitures et baraquements à l'inventaire des Monuments Historiques. Leur préservation permet de conserver la mémoire d'un patrimoine architectural modeste mais emblématique, lié à l'essor de la révolution industrielle et à la vie quotidienne des ouvriers du Nord de la France.
Leur localisation, entre la rue Jean-Moulin et la rue Chanzy, ainsi que leur proximité avec le boulevard du Général de Gaulle, en fait un site accessible, bien que leur état de conservation et leur ouverture au public restent peu documentés. Ces courées rappellent l'importance des habitats collectifs dans l'organisation urbaine des villes industrielles, où l'espace était optimisé pour répondre aux impératifs économiques de l'époque.