Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Manoir de la Cour à Flottemanville dans la Manche

Patrimoine classé
Demeure seigneuriale
Manoir
Manche

Manoir de la Cour à Flottemanville

    Le Château
    50700 Flottemanville
Manoir de la Cour à Flottemanville
Manoir de la Cour à Flottemanville
Manoir de la Cour à Flottemanville
Manoir de la Cour à Flottemanville
Manoir de la Cour à Flottemanville
Manoir de la Cour à Flottemanville
Manoir de la Cour à Flottemanville
Manoir de la Cour à Flottemanville
Crédit photo : Xfigpower - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Premières mentions du fief
1406
Vente du manoir
vers 1490
Début de la construction
1497
Fondation de la chapelle
1780–1792
Séquestre révolutionnaire
XVIIe–XVIIIe siècles
Agrandissements et réaménagements
2008
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures du logis ainsi que le grand salon et la chapelle ; les façades et les toitures des communs ; l'assiette de l'ancien jardin avec le réseau hydraulique et les deux allées d'accès (cad. ZC 58, 60, 62, 63, lieudit le Château) : inscription par arrêté du 22 décembre 2008

Personnages clés

Pierre IV de La Roque - Seigneur de Flottemanville Mort en 1548, partagea son héritage.
François de Pierrepont - Époux de Françoise de La Roque Héritier du manoir en 1549.
Georges-Antoine Dancel - Seigneur de Quinéville Propriétaire emprisonné sous la Révolution.
Bernard-Henri-Louis Hüe de Caligny - Marquis et propriétaire Posséda le manoir au XIXe siècle.
Jehan Arquembot - Ancien propriétaire Vendit le manoir en 1406.
Louis-Hector du Moncel - Seigneur de Flottemanville Armoiries visibles dans la chapelle.

Origine et histoire

Le manoir de la Cour, situé à Flottemanville dans la Manche, est une ancienne demeure fortifiée dont les origines remontent au XIIIe siècle. À cette époque, le fief appartenait à la famille Erquembourg, avant d’être vendu en 1406 par Jehan Arquembot à Jehan de Hainneville. Le manoir actuel, commencé vers 1490, fut agrandi aux XVIIe et XVIIIe siècles, conservant des éléments défensifs comme deux tours octogonales et une échauguette. Son architecture mêle gothique flamboyant et ouvertures classiques, reflétant les évolutions stylistiques de la région.

La seigneurie de Flottemanville passa entre les mains de plusieurs familles influentes, dont les La Roque (XVe–XVIe siècles), les Pierrepont (XVIe–XVIIe siècles), puis les Dancel et les Hüe de Caligny aux XVIIIe et XIXe siècles. Le manoir, séquestré pendant la Révolution, servit même de caserne. Sa chapelle, dédiée à saint Jean, abrite des vitraux armoriés et une Vierge à l’Enfant du XVIe siècle, témoignant du mécénat des seigneurs successifs.

Classé partiellement aux monuments historiques en 2008, le manoir conserve aussi les traces d’un ancien jardin et d’un réseau hydraulique. Les façades, toitures, le grand salon et la chapelle sont protégés, tout comme les communs et les allées d’accès. Aujourd’hui propriété privée, il illustre l’évolution de l’habitat seigneurial en Normandie, entre fonction défensive et résidence d’agrément.

Les armoiries visibles sur les murs et vitraux rappellent les alliances matrimoniales des familles propriétaires, comme celles des du Moncel et des Dancel au XVIIIe siècle. La présence d’un colombier, mentionné dès 1406, et d’une chapelle fondée en 1497, souligne l’importance économique et religieuse du domaine. Le manoir reste un exemple remarquable de l’architecture civile du nord-Cotentin.

Parmi les propriétaires marquants, Pierre IV de La Roque (mort en 1548) partagea son héritage entre ses filles, dont Françoise, épouse de François de Pierrepont. Plus tard, Georges-Antoine Dancel (1736–1813), emprisonné sous la Révolution, vit son bien confisqué. Au XIXe siècle, la famille Hüe de Caligny, dont Bernard-Henri-Louis (1763–1834), marqua aussi l’histoire du lieu.

Liens externes