Fondation du prieuré début XIVe siècle (≈ 1404)
Abandon de l'église de Beynac par les Augustins
5 décembre 1984
Classement Monument historique
Classement Monument historique 5 décembre 1984 (≈ 1984)
Protection des ruines et du sol
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Couvent d'Abrillac (ruines et sol de l'ancien) (cad. A 2183) : classement par arrêté du 5 décembre 1984
Personnages clés
Pierre Garrigou Granchamp - Archéologue et historien
A étudié son architecture gothique tardive
Origine et histoire du Couvent d'Abrillac
Le couvent d'Abrillac, situé dans la forêt du même nom à Beynac-et-Cazenac (Dordogne), fut fondé au début du XIVe siècle par des Augustins. Ces religieux, initialement en charge de l'église paroissiale du bourg, quittèrent leur poste pour établir ce prieuré, qui devint alors le nouveau lieu de culte paroissial. L'abandon de l'ancienne église pourrait résulter d'une mésentente, bien que les sources ne précisent pas les raisons exactes. Les ruines actuelles, classées Monument historique en 1984, révèlent un bâtiment rectangulaire aux fenêtres trilobées et une cheminée monumentale, caractéristiques de l'architecture gothique tardive.
Le prieuré d'Abrillac servit d'église paroissiale jusqu'à ce que la chapelle castrale de Beynac prenne ce rôle, sans que la date exacte de ce changement ne soit mentionnée. Les vestiges conservés incluent des murs percés de baies à colonnettes et une archère, tandis que les fenêtres géminées, simplifiées en lancettes trilobées, reflètent les évolutions stylistiques de la fin du XIVe siècle. Selon l'archéologue Pierre Garrigou Granchamp, ces éléments illustrent la transition vers un décor sculpté plus épuré, marqué par la disparition des motifs feuillagés dans les ouvertures.
La protection du site en 1984 couvre à la fois les ruines et le sol du prieuré, soulignant son importance patrimoniale. Les sources, notamment Wikipedia et Monumentum, s'accordent sur son origine augustinienne et son rôle religieux central dans la région avant d'être supplanté par la chapelle du château. Aucune information n'est disponible sur d'éventuels commanditaires ou mécènes spécifiques, ni sur les conditions précises de sa fondation ou de son déclin.