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Couvent de Feldbach dans le Haut-Rhin

Patrimoine classé Patrimoine religieux Couvent

Couvent de Feldbach

    Rue de l'Église
    68640 Feldbach
Propriété de la commune
Couvent de Feldbach
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Crédit photo : MGaetan89 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1145
Fondation du prieuré
1168
Autorisation épiscopale
1324
Passage aux Habsbourg
1466
Incendie du couvent
1541
Reconstruction de l’église
1636
Transfert aux jésuites
1790
Disparition du prieuré
1898
Classement monument historique
1910
Construction du clocher
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 6 décembre 1898

Personnages clés

Frédéric Ier de Ferrette - Comte et fondateur Crée le prieuré en 1145.
Stéphanie de Vaudemont - Épouse du fondateur Bénéficiaire des prières des moniales.
Charles Winkler - Architecte restaurateur Dirige les travaux (1887-1889).
Heinrich Joerg - Architecte du clocher Conçoit le clocher néo-roman (1910).

Origine et histoire

Le couvent de Feldbach, situé dans le Haut-Rhin, est un ancien prieuré de moniales bénédictines fondé au XIIe siècle sous l’obédience de Cluny. Une charte de 1145 confirme sa création par le comte Frédéric Ier de Ferrette, qui le place sous la protection de saint Jacques le Majeur. Le prieuré, doté d’une église à triple fonction (conventuelle, nécropole comtale et paroissiale), devient un lieu de pèlerinage dédié à la Vierge des Douleurs dès le XVe siècle. Les bâtiments conventuels, situés au nord de l’église, et la maison du prieur au sud, témoignent de son organisation spatiale médiévale.

Au fil des siècles, le prieuré subit des vicissitudes liées aux conflits et aux crues du Feldbach. Incendié en 1466 par des troupes bâloises, puis abandonné lors de la guerre des Rustauds (1525), il périclite après le rattachement du comté de Ferrette aux Habsbourg en 1324. Les moniales se réfugient à Bâle, et l’église, reconstruite en 1541, passe successivement aux jésuites d’Ensisheim (1636) puis au Collège royal de Colmar après 1773. Le prieuré disparaît en 1790, mais l’église, classée monument historique en 1898, reste un édifice paroissial marqué par des restaurations majeures aux XIXe et XXe siècles.

L’architecture de l’église, homogène et datant de la fin du XIIe siècle, mêle influences romanes bourguignonnes et alsaciennes. Ses colonnes à chapiteaux sculptés (feuillages, animaux), ses absides en cul-de-four et ses modifications ultérieures (surélévations du sol, destruction des absidioles, ajout d’un clocher néo-roman en 1910) reflètent son évolution. Les campagnes de restauration, notamment celles de Charles Winkler (1887-1889) et des années 1966-1977, ont tenté de retrouver son aspect primitif, tout en préservant des traces de son histoire mouvementée, comme les fondations du mur séparant le chœur des moniales de la nef des laïcs.

Le couvent de Feldbach illustre aussi les dynamiques religieuses et politiques de la région. D’abord lié à la famille de Ferrette, il passe sous contrôle autrichien, puis français après 1648. Son rôle paroissial, confirmé par l’évêque de Bâle dès 1168, et son pèlerinage marial en font un lieu central pour la communauté locale. Les inondations récurrentes (1721, 1834) et les adaptations liturgiques (transformation des croisillons en sacristie) soulignent son ancrage dans le paysage et la vie quotidienne du Sundgau.

Aujourd’hui, l’église Saint-Jacques, seule vestige du prieuré, conserve des éléments romans remarquables, comme les oculi moulurés de la nef ou les chapiteaux à décors zoomorphes. Son classement en 1898 et ses restaurations successives témoignent de la volonté de préserver ce patrimoine médiéval alsacien, marqué par les échanges culturels entre Bourgogne, Franche-Comté et Rhin supérieur. Les sources archéologiques et historiques, dont les chartes médiévales et les études du XIXe siècle, éclairent son importance dans l’histoire religieuse et seigneuriale de la région.

Liens externes