Frise chronologique
1631
Fondation du couvent
Fondation du couvent
1631 (≈ 1631)
Don de Claude de Villars aux Sœurs.
1647-1650
Construction des logis
Construction des logis
1647-1650 (≈ 1649)
Deux corps de bâtiment ajoutés.
1664
Édification de la chapelle
Édification de la chapelle
1664 (≈ 1664)
Cœur spirituel du monastère.
1792
Expulsion des sœurs
Expulsion des sœurs
1792 (≈ 1792)
Cloître détruit pendant la Révolution.
1835
Reconstruction du cloître
Reconstruction du cloître
1835 (≈ 1835)
Restauration après le rachat en 1830.
1988
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1988 (≈ 1988)
Protection officielle du couvent.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Couvent de la Visitation (cad. AB 794) : inscription par arrêté du 27 avril 1988
Personnages clés
| Claude de Villars - Fondateur |
Donne la demeure aux Sœurs. |
| Saint-François de Sales - Inspirateur spirituel |
Rencontre décisive avec Villars. |
Origine et histoire
Le couvent de la Visitation de Condrieu trouve son origine en 1631, lorsque Claude de Villars, inspiré par sa rencontre avec Saint-François de Sales, offre la demeure familiale aux Sœurs de la Visitation. Ce contrat de fondation marque le début d’un ensemble conventuel qui s’étend progressivement. Entre 1647 et 1650, deux corps de logis sont construits pour répondre aux besoins des religieuses, suivis en 1657 par l’acquisition du jardin de la Bâtie. Ces premières extensions reflètent l’adaptation du site à la vie monastique, tout en conservant des éléments architecturaux comme des moulures médiévales dans les fenêtres des cellules.
La chapelle, édifiée en 1664, devient le cœur spirituel du couvent. De 1670 à 1676, le monastère s’enrichit de nouveaux espaces : une salle d’assemblée, un chapitre, un grenier, une boulangerie et un oratoire. Ces aménagements illustrent l’expansion fonctionnelle et communautaire du site. Cependant, la Révolution française interrompt cette continuité : les sœurs sont chassées en 1792, et le cloître est détruit. Leur retour en 1809 s’accompagne du rachat des bâtiments en 1830 et de la reconstruction du cloître en 1835, témoignant de leur persévérance.
Parmi les éléments remarquables subsistant aujourd’hui figurent une cheminée monumentale gothique dans l’ancienne cuisine et un plafond à la française dans le réfectoire. Ces détails architecturaux, associés à la mouluration médiévale des fenêtres, soulignent la superposition des époques et des styles au sein du couvent. Classé Monument Historique en 1988, l’ensemble, aujourd’hui propriété privée, conserve ainsi la mémoire d’un patrimoine religieux et historique majeur de la région.