Frise chronologique
1610
Fondation de l’Ordre
Fondation de l’Ordre
1610 (≈ 1610)
Création de l’Ordre de la Visitation Sainte-Marie.
1632
Fondation du couvent
Fondation du couvent
1632 (≈ 1632)
Installation des premières religieuses à Romans.
fin XVIIe siècle
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux
fin XVIIe siècle (≈ 1795)
Construction chapelle et grand escalier terminées.
1802
Réouverture du couvent
Réouverture du couvent
1802 (≈ 1802)
Reprise des activités éducatives post-Révolution.
1860
Agrandissements majeurs
Agrandissements majeurs
1860 (≈ 1860)
Construction aile Sud et galeries à arcades.
1906
Expulsion définitive
Expulsion définitive
1906 (≈ 1906)
Loi de séparation Église-État appliquée.
1971
Transformation en musée
Transformation en musée
1971 (≈ 1971)
Ouverture du musée international de la Chaussure.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le tènement de la Visitation, site de l'ancien couvent de la Visitation, en totalité, avec ses éléments bâtis, ainsi que la parcelle sur laquelle ils se trouvent, situé 4 rue Sainte-Marie, sur la parcelle n° 348, figurant au cadastre section BL : inscription par arrêté du 14 décembre 2022
Personnages clés
| Charles de Claveyson - Gouverneur de Romans |
Initiateur de l’installation des religieuses en 1632. |
| Renée du Peloux - Mère de Charles de Claveyson |
Cofondatrice du projet du couvent. |
| François de Gaste - Noble donateur |
Offre le château de Recteur pour le couvent. |
| Isabeau Livat - Épouse de François de Gaste |
Codonatrice du château de Recteur en 1632. |
Origine et histoire
Le couvent de la Visitation de Romans-sur-Isère, fondé au XVIIe siècle, est un édifice religieux lié à l’Ordre de la Visitation Sainte-Marie, créé en 1610. En 1632, Charles de Claveyson, gouverneur de Romans, et sa mère Renée du Peloux sollicitent l’évêque de Valence pour y établir des religieuses. La même année, François de Gaste et son épouse Isabeau Livat offrent leur maison forte, le château de Recteur, pour accueillir le couvent et leurs quatre filles. Les travaux de construction, incluant la chapelle et le grand escalier, s’achèvent à la fin du XVIIe siècle.
À la Révolution, les religieuses sont expulsées, mais le couvent reprend ses activités en 1802, se consacrant à l’éducation des jeunes filles. Au XIXe siècle, des agrandissements majeurs sont réalisés : un bâtiment central et une aile Sud sont construits le long de la rue Saint-Just, tandis que des galeries à arcades entourent les jardins. En 1906, la loi de séparation de l’Église et de l’État entraîne une expulsion définitive des religieuses. Les lieux deviennent alors une école pour jeunes filles, puis un collège et une annexe du lycée Triboulet après la Seconde Guerre mondiale.
En 1971, menacé de destruction, le couvent est sauvé par sa transformation en musée international de la Chaussure. Ses sous-sols voûtés abritent notamment la fontaine Saint-Just, ancienne source d’alimentation en eau pour le quartier et le couvent voisin de Sainte-Claire. Le site illustre ainsi une transition entre patrimoine religieux, éducatif et culturel.