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Couvent de la Visitation-Sainte-Marie d'Amiens dans la Somme

Patrimoine classé Patrimoine religieux Couvent

Couvent de la Visitation-Sainte-Marie d'Amiens

  • 61 Rue Saint-Fuscien 
  • 80000 Amiens
Couvent de la Visitation-Sainte-Marie dAmiens
Couvent de la Visitation-Sainte-Marie dAmiens
Couvent de la Visitation-Sainte-Marie dAmiens
Couvent de la Visitation-Sainte-Marie dAmiens
Couvent de la Visitation-Sainte-Marie dAmiens
Couvent de la Visitation-Sainte-Marie dAmiens
Couvent de la Visitation-Sainte-Marie dAmiens
Couvent de la Visitation-Sainte-Marie dAmiens
Couvent de la Visitation-Sainte-Marie dAmiens
Couvent de la Visitation-Sainte-Marie dAmiens
Couvent de la Visitation-Sainte-Marie dAmiens
Couvent de la Visitation-Sainte-Marie dAmiens
Crédit photo : Cinqcents - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété du département ; propriété de l'Etat
80000 Amiens, 61 Rue Saint-Fuscien 

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1839-1841
Construction initiale
1844-1865
Agrandissements successifs
1904
Exil des visitandines
1908-1962
Grand séminaire d’Amiens
1975-1977
Restauration et réouverture
16 juillet 2009
Protection monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tous les bâtiments, façades et toitures, du couvent, dont la chapelle, le cloître et ses galeries, l'oratoire dédié à la Vierge Marie en son centre, en totalité, et l'emprise foncière des sols du parc en totalité (cad. EI 228, 236 à 238) : inscription par arrêté du 16 juillet 2009

Personnages clés

Jean Herbault - Architecte diocésain Concepteur du couvent (1839-1841) et autres visitandines.
Claude Aureau - Architecte en chef Dirigea la restauration (années 1970).
Monseigneur Stourm - Évêque d’Amiens Acquit le couvent pour le séminaire (1908).

Origine et histoire du Couvent de la Visitation-Sainte-Marie

Le couvent de la Visitation d’Amiens fut construit entre 1839 et 1841 par l’architecte diocésain Jean Herbault pour les religieuses visitandines, dans le cadre de l’expansion urbaine du quartier d’Henriville. Acquis sur un terrain rue Saint-Fuscien, il intégrait des bâtiments préexistants et fut agrandi entre 1844 et 1865 (ferme, pensionnat, infirmerie, mur de clôture). La communauté, exilée en Belgique en 1904 après la loi sur les congrégations, laissa place à un grand séminaire jusqu’en 1962, transformé en hôpital militaire durant les deux guerres mondiales.

La chapelle, de plan en équerre avec deux nefs perpendiculaires et une coupole ornée, illustre l’influence néoclassique. Le couvent, classé monument historique en 2009, abrite depuis 1977 les Archives départementales de la Somme et, depuis 1986, la Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC). Le parc public, aménagé dans l’ancien jardin conventuel, conserve des arbres du XIXe siècle et une aire de jeux.

Les bâtiments, en brique et ardoise, organisés autour d’un cloître vitré, reflètent la vie monastique originelle : réfectoire transformé en salle de lecture, galeries desservant les espaces communautaires. L’architecte Herbault y adapta le plan traditionnel des visitandines (inspiré d’Annecy), avec une répartition fonctionnelle des espaces (pensionnat, ferme, infirmerie). Les transformations ultérieures (séminaire, archives) préservèrent cette structure, offrant un exemple rare de couvent du XIXe siècle intact.

La restauration menée à partir de 1975 par Claude Aureau permit de conserver les décors intérieurs, comme les peintures de la coupole ou les dallages en marbre. Le site, propriété partagée entre la commune, le département et l’État, témoigne à la fois de l’histoire religieuse amiénoise, de l’urbanisme hausmannien provincial, et de la réaffectation patrimoniale des monuments conventuels.

Liens externes

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