Fondation du prieuré Milieu du XVIe siècle (≈ 1650)
Antoinette de Bourbon fonde le prieuré bénédictin dédié à Notre-Dame de la Pitié.
1756
Incendie dévastateur
Incendie dévastateur 1756 (≈ 1756)
Un incendie détruit presque tous les bâtiments de la Renaissance.
Années 1760
Reconstruction classique
Reconstruction classique Années 1760 (≈ 1760)
L'ensemble est reconstruit et prend l'allure classique actuelle.
1790-1792
Départ des religieuses
Départ des religieuses 1790-1792 (≈ 1791)
Les religieuses bénédictines quittent les lieux pendant la Révolution.
1799
Achat par la commune
Achat par la commune 1799 (≈ 1799)
La commune de Joinville achète le couvent pour des usages divers.
1840
Installation des Annonciades
Installation des Annonciades 1840 (≈ 1840)
Une communauté d'Annonciades célestes s'installe à Joinville.
1843-1844
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle 1843-1844 (≈ 1844)
La chapelle est construite pendant les grands travaux d'adaptation.
1969-1975
Départ des moniales
Départ des moniales 1969-1975 (≈ 1972)
Les moniales quittent le couvent pour regagner le couvent de Langres.
1994
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1994 (≈ 1994)
Le couvent est inscrit au titre des monuments historiques.
2020
Ouverture aux visites
Ouverture aux visites 2020 (≈ 2020)
Le couvent est ouvert aux visites après restauration.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de l'ancien couvent ; au rez-de-chaussée : réfectoire voûté avec ses lambris, pièce voisine à l'est voûtée d'arête avec son pilier central ; dans l'aile en retour d'équerre : ancienne infirmerie avec ses lambris au rez-de-chaussée, cage d'escalier avec l'escalier et sa rampe en fer forgé, les caves (cad. AX 156) : inscription par arrêté du 25 août 1994
Personnages clés
Antoinette de Bourbon
Fondatrice du prieuré bénédictin dédié à Notre-Dame de la Pitié.
Origine et histoire du Couvent des Annonciades
L'ancien couvent des Annonciades célestes, situé à Joinville (Haute‑Marne) en Champagne — actuelle région Grand Est — a été fondé au milieu du XVIe siècle par Antoinette de Bourbon comme prieuré bénédictin dédié à Notre‑Dame de la Pitié, où le Stabat Mater chanté le vendredi attirait de nombreux fidèles. Un incendie dévastateur en 1756 détruit presque tous les bâtiments de la Renaissance ; l’ensemble est reconstruit à partir des années 1760 et prend l’allure classique que l’on admire aujourd’hui. Cette reconstruction a livré des éléments notables tels que l’escalier monumental, le réfectoire lambrissé, l’ancienne cuisine et les façades principales. Les religieuses bénédictines quittent les lieux entre 1790 et 1792, pendant la Révolution. Le couvent est vendu à la Révolution ; l’abbatiale et le cloître sont partiellement détruits, puis la commune de Joinville l’achète en 1799 pour des usages divers (casernement, enfermement de prisonniers, stockage), et de nombreuses affectations se succèdent sans conduire à sa disparition. En 1840 une communauté d’Annonciades célestes, venue de Saint‑Denis, s’installe à Joinville ; à partir de 1842 elle engage de grands travaux d’adaptation et la chapelle date de 1843‑1844. Les moniales aménagent des cellules, construisent un oratoire et une infirmerie et restent environ 135 ans sur place ; elles quittent le couvent entre 1969 et 1975, par manque de vocations, pour regagner le couvent de Langres. L’édifice est ensuite acquis par l’association Saint‑Pie V de Champagne et géré par la Fraternité sacerdotale Saint‑Pie‑X. Il est inscrit au titre des monuments historiques en 1994, concernant les façades et toitures, le réfectoire lambrissé, l’ancienne cuisine (pièce à pilier central), les caves et la cage d’escalier à rampe en fer forgé. De 1994 à 1999 il abrite la communauté des rédemptoristes transalpins. Acheté par des propriétaires privés en 2019, le couvent fait l’objet d’une restauration et est ouvert aux visites à partir de 2020. L’ensemble architectural se compose principalement de deux ailes des années 1760 aux élévations sobres et élégantes, tandis qu’une troisième aile, souvent qualifiée d’aumônerie, a été fortement remaniée au XIXe siècle et reste peu visible depuis la rue. Le site s’organise au sein d’un parc d’environ un hectare qui comprend notamment un oratoire daté de 1851 et un vivier. Des photographies documentent l’aile nord et son campanile, le réfectoire, l’escalier monumental du XVIIIe siècle, l’ancienne cuisine et son pilier central, la chapelle et d’autres espaces intérieurs et extérieurs.