Frise chronologique
vers 1550/1555
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
vers 1550/1555 (≈ 1555)
Par Antoinette de Bourbon, épouse de Claude de Guise.
1756
Incendie destructeur
Incendie destructeur
1756 (≈ 1756)
Reconstruction à partir de 1760.
1790-1792
Départ des bénédictines
Départ des bénédictines
1790-1792 (≈ 1791)
Vente comme bien national.
1840
Arrivée des Annonciades célestes
Arrivée des Annonciades célestes
1840 (≈ 1840)
Restauration et nouveaux aménagements.
1969-1975
Départ définitif des religieuses
Départ définitif des religieuses
1969-1975 (≈ 1972)
Fin de 3 siècles de vie monastique.
1994
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1994 (≈ 1994)
Protection des façades et intérieurs remarquables.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de l'ancien couvent ; au rez-de-chaussée : réfectoire voûté avec ses lambris, pièce voisine à l'est voûtée d'arête avec son pilier central ; dans l'aile en retour d'équerre : ancienne infirmerie avec ses lambris au rez-de-chaussée, cage d'escalier avec l'escalier et sa rampe en fer forgé, les caves (cad. AX 156) : inscription par arrêté du 25 août 1994
Personnages clés
| Antoinette de Bourbon - Fondatrice du prieuré |
Épouse de Claude de Lorraine, duc de Guise. |
| Claude de Lorraine - Premier duc de Guise |
Mari d’Antoinette de Bourbon, commanditaire indirect. |
Origine et histoire
Le couvent des Annonciades de Joinville, fondé vers 1550-1555 par Antoinette de Bourbon, épouse de Claude de Lorraine, était initialement un prieuré bénédictin dédié à Notre-Dame de la Pitié. Ce monastère, célèbre pour son Stabat Mater chanté chaque vendredi, attirait de nombreux fidèles. Rattaché à une abbaye royale de Reims, il fut ravagé par un incendie en 1756, nécessitant une reconstruction complète à partir de 1760 dans un style classique sobre, avec un escalier monumental, un réfectoire lambrissé et une cuisine à pilier central.
La Révolution française marqua un tournant : les sœurs bénédictines quittèrent les lieux entre 1790 et 1792. Le couvent, vendu comme bien national, fut partiellement détruit (abbatiale, cloître) et utilisé comme caserne, prison ou entrepôt. Après une période d’abandon et de dégradation, il fut racheté en 1840 par les Annonciades célestes, une congrégation venue de Saint-Denis. Ces religieuses, surnommées « filles bleues », y restèrent 135 ans, aménageant une chapelle, un oratoire et une infirmerie.
Les Annonciades quittèrent Joinville entre 1969 et 1975, faute de vocations. Le couvent fut alors acquis par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, avant d’être inscrit aux monuments historiques en 1994 pour ses façades, son réfectoire, sa cuisine et son escalier. Depuis 2019, des propriétaires privés restaurent les lieux et les ouvrent au public. L’ensemble, composé de deux ailes du XVIIIe siècle et d’un parc d’un hectare, conserve des traces de ses multiples vies religieuses et civiles.