9001 Rue Jean Léon Leprevost (Caudebec-en-Caux) 76490 Rives-en-Seine
Frise chronologique
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1639
Fondation du couvent
Fondation du couvent 1639 (≈ 1639)
Arrivée des Augustines pour instruire les filles.
1644
Dédicace de la chapelle
Dédicace de la chapelle 1644 (≈ 1644)
Chapelle Saint-Louis en pierre de taille.
1789
Désaffectation révolutionnaire
Désaffectation révolutionnaire 1789 (≈ 1789)
Fermeture du couvent à la Révolution.
1815
Retour des Augustines
Retour des Augustines 1815 (≈ 1815)
Réinvestissement après la Révolution.
1901
Expulsion définitive
Expulsion définitive 1901 (≈ 1901)
Départ forcé des religieuses.
1940
Bombardement et incendie
Bombardement et incendie 1940 (≈ 1940)
Destruction partielle du couvent.
1941
Inscription MH des vestiges
Inscription MH des vestiges 1941 (≈ 1941)
Protection de la porte et chapelle.
1950
Reconstruction de la ville
Reconstruction de la ville 1950 (≈ 1950)
Rasement des vestiges, sauf la porte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte sud de la grande chapelle, remontée rue Jean-Leprévost (cad. AB 50) : inscription par arrêté du 24 novembre 1941 complété par arrêté du 17 juillet 1996
Personnages clés
Filles de la Congrégation - Religieuses Augustines
Fondatrices du couvent en 1639.
Vierge à l'Enfant - Statue ornant la porte
Élément sculptural du XVIIe siècle.
Origine et histoire du Couvent des Augustines
Le couvent des Augustines de Caudebec-en-Caux, établi dès le XVIe siècle, fut officiellement fondé en 1639 par les Filles de la Congrégation pour instruire gratuitement les filles. La chapelle Saint-Louis, dédiée en 1644, était construite en pierre de taille calcaire, avec un vaisseau unique couvert d’ardoise, et prolongée par des bâtiments en pan de bois. Le couvent abritait 18 religieuses et 6 converses, mais fut désaffecté à la Révolution avant d’être réinvesti en 1815.
Le monument subit de lourds dommages lors des bombardements de 1940 et 1944, réduisant ses vestiges à la porte sud de la chapelle, seule élément conservé. Inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1941, le site fut rasé lors de la reconstruction de la ville vers 1950. La porte du XVIIe siècle, ornée d’une statue de la Vierge à l’Enfant, fut remontée en façade du presbytère, rue Jean-Léon Leprévost.
Les Augustines, chassées en 1901, ne purent jamais réintégrer les lieux. Aujourd’hui, seuls la porte monumentale et son décor sculpté témoignent de l’histoire de ce couvent, symbole de l’éducation féminine et de la vie religieuse locale. La propriété appartient désormais à la commune, et son unique vestige protégé reste accessible dans le paysage urbain reconstruit.