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Couvent des Augustins d'Angers en Maine-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine religieux Couvent

Couvent des Augustins d'Angers

    10 Rue de la Harpe
    49000 Angers
Propriété privée
Couvent des Augustins dAngers
Couvent des Augustins dAngers
Couvent des Augustins dAngers
Couvent des Augustins dAngers
Couvent des Augustins dAngers
Couvent des Augustins dAngers
Couvent des Augustins dAngers
Crédit photo : Sémhur (talk) - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1263
Don du terrain
XIVe siècle (début)
Réforme des ordres
1468
Restauration de l'église
1480
Chapelle de la Passion
1713
Mort du père Hommey
XVIIe siècle
Nouveaux bâtiments
1795
Destruction révolutionnaire
1871
Transformation en usine
1978
Classement historique
2012
Fouilles archéologiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle en sa totalité ; façades et toitures du logis ; grand escalier (cad. AO 128) : inscription par arrêté du 19 décembre 1978

Personnages clés

Père Jacques Hommey - Chroniqueur et religieux Auteur du *Diarum Europaeum*, mort au couvent en 1713.

Origine et histoire

Le couvent des Augustins d’Angers, fondé au XIIe siècle, s’implante dans le quartier La Doutre, sur la rive droite de la Maine. À son apogée, il couvre 8 000 m2, incluant une église, un cloître, un réfectoire, un dortoir et un cimetière. Son organisation spatiale reflète la vie monastique médiévale, avec des bâtiments structurés autour de la prière et de la communauté.

Au XIIIe siècle, les frères saccistes (Ordre de la Pénitence de Jésus-Christ) reçoivent le terrain des religieux du Ronceray. Au début du XIVe siècle, la réforme des ordres religieux transforme le couvent : les saccistes deviennent augustins, et le site est réorganisé autour de l’église, avec un cloître desservant les espaces communs. Le XVe siècle voit des travaux majeurs, comme la restauration de l’église (1468) et la construction de la chapelle de la Passion (1480).

Le XVIIe siècle marque une nouvelle phase de construction, avec trois chapelles supplémentaires et des aménagements. En 1713, le père Jacques Hommey, chroniqueur controversé, y meurt après y avoir vécu. Son Diarum Europaeum Historico-Litterarium, critique politique, lui vaut un exil à Bar-le-Duc. En 1777, le couvent abrite encore 16 religieux, avant sa fermeture révolutionnaire.

La Révolution française entraîne la destruction de l’église et de cinq chapelles en 1795. Une partie du terrain est vendue, devenant l’hôtel d’Ambray. Au XIXe siècle, les bâtiments conventuels deviennent une usine de chaussures (1871), puis des habitations (1934). Après la fermeture de l’usine, le site accueille un centre de formation (1960), une entreprise de peinture (1977), puis le service municipal du Patrimoine (1993).

En 2013, il ne subsiste que le bâtiment est du cloître (1634) et la chapelle de la Passion, propriétés privées. Les fouilles de 2012 par l’Inrap révèlent des niches funéraires, témoignant de son passé religieux. Le site, partiellement classé monument historique depuis 1978, s’ouvre aux Journées du Patrimoine.

Liens externes