Frise chronologique
1263
Don du terrain
Don du terrain
1263 (≈ 1263)
Abbaye du Ronceray cède le terrain aux frères saccistes.
XIVe siècle (début)
Réforme des ordres
Réforme des ordres
XIVe siècle (début) (≈ 1415)
Les saccistes deviennent augustins, réorganisation du couvent.
1468
Restauration de l'église
Restauration de l'église
1468 (≈ 1468)
Travaux majeurs sur l'église et bâtiments conventuels.
1480
Chapelle de la Passion
Chapelle de la Passion
1480 (≈ 1480)
Construction de la chapelle toujours existante.
1713
Mort du père Hommey
Mort du père Hommey
1713 (≈ 1713)
Décès du chroniqueur exilé pour ses écrits.
XVIIe siècle
Nouveaux bâtiments
Nouveaux bâtiments
XVIIe siècle (≈ 1750)
Trois chapelles supplémentaires et aménagements.
1795
Destruction révolutionnaire
Destruction révolutionnaire
1795 (≈ 1795)
Église et cinq chapelles détruites, terrain vendu.
1871
Transformation en usine
Transformation en usine
1871 (≈ 1871)
Achat par Savaton-Hamard, production de chaussures.
1978
Classement historique
Classement historique
1978 (≈ 1978)
Chapelle et façades protégées comme monument.
2012
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
2012 (≈ 2012)
Découverte de niches funéraires par l’Inrap.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle en sa totalité ; façades et toitures du logis ; grand escalier (cad. AO 128) : inscription par arrêté du 19 décembre 1978
Personnages clés
| Père Jacques Hommey - Chroniqueur et religieux |
Auteur du *Diarum Europaeum*, mort au couvent en 1713. |
Origine et histoire
Le couvent des Augustins d’Angers, fondé au XIIe siècle, s’implante dans le quartier La Doutre, sur la rive droite de la Maine. À son apogée, il couvre 8 000 m2, incluant une église, un cloître, un réfectoire, un dortoir et un cimetière. Son organisation spatiale reflète la vie monastique médiévale, avec des bâtiments structurés autour de la prière et de la communauté.
Au XIIIe siècle, les frères saccistes (Ordre de la Pénitence de Jésus-Christ) reçoivent le terrain des religieux du Ronceray. Au début du XIVe siècle, la réforme des ordres religieux transforme le couvent : les saccistes deviennent augustins, et le site est réorganisé autour de l’église, avec un cloître desservant les espaces communs. Le XVe siècle voit des travaux majeurs, comme la restauration de l’église (1468) et la construction de la chapelle de la Passion (1480).
Le XVIIe siècle marque une nouvelle phase de construction, avec trois chapelles supplémentaires et des aménagements. En 1713, le père Jacques Hommey, chroniqueur controversé, y meurt après y avoir vécu. Son Diarum Europaeum Historico-Litterarium, critique politique, lui vaut un exil à Bar-le-Duc. En 1777, le couvent abrite encore 16 religieux, avant sa fermeture révolutionnaire.
La Révolution française entraîne la destruction de l’église et de cinq chapelles en 1795. Une partie du terrain est vendue, devenant l’hôtel d’Ambray. Au XIXe siècle, les bâtiments conventuels deviennent une usine de chaussures (1871), puis des habitations (1934). Après la fermeture de l’usine, le site accueille un centre de formation (1960), une entreprise de peinture (1977), puis le service municipal du Patrimoine (1993).
En 2013, il ne subsiste que le bâtiment est du cloître (1634) et la chapelle de la Passion, propriétés privées. Les fouilles de 2012 par l’Inrap révèlent des niches funéraires, témoignant de son passé religieux. Le site, partiellement classé monument historique depuis 1978, s’ouvre aux Journées du Patrimoine.