Fondation du couvent 1616 (≈ 1616)
Installation des Augustins par François de Donadieu.
1618
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle 1618 (≈ 1618)
Autorisation donnée par l’évêque d’Auxerre.
1790
Fin de la période monastique
Fin de la période monastique 1790 (≈ 1790)
Départ des Augustins après la Révolution.
15 juin 1977
Protection du monument
Protection du monument 15 juin 1977 (≈ 1977)
Inscription à l’inventaire des MH.
1980
Ouverture du musée de la Loire
Ouverture du musée de la Loire 1980 (≈ 1980)
Réaffectation culturelle du bâtiment.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; portail d'entrée de la partie des bâtiments située rue Alphonse Baudin (cad. AM 26, 27) : inscription par arrêté du 15 juin 1977
Personnages clés
François de Donadieu - Évêque d’Auxerre
Fonda le couvent en 1616.
Pierre Picard - Tailleur de pierre
Intervint en 1646 pour des travaux.
Edme Millot - Peintre
Travailla pour le couvent en 1648.
Jean Briant - Couvreur
Réalisa des travaux en 1651.
Origine et histoire du Couvent des Augustins
Le couvent des Augustins de Cosne-Cours-sur-Loire, situé dans la Nièvre en Bourgogne-Franche-Comté, fut fondé en 1616 par François de Donadieu, évêque d’Auxerre. Installés dans des bâtiments préexistants au bord du Nohain, les Augustins y développèrent un pôle éducatif et religieux, avec l’autorisation d’enseigner et de célébrer les offices. Dès 1618, la construction d’une chapelle fut autorisée, marquant le début d’une expansion continue du couvent, financée par des dons locaux et des acquisitions foncières.
Entre 1616 et 1790, les moines agrandirent le site grâce à des travaux documentés (taille de pierre, menuiserie, couverture) et l’achat de terrains, comme ceux de Pierre Labre ou d’Emée Chantereau. Après la Révolution, le bâtiment changea plusieurs fois de vocation : corps de garde (1791-1848), hôtel de ville, tribunal, théâtre, école, puis collège jusqu’en 1966. Depuis 1980, il abrite le musée de la Loire, tout en conservant des éléments protégés comme ses façades et son portail, inscrits aux Monuments Historiques en 1977.
L’histoire du couvent reflète les mutations sociales de la Nièvre, passant d’un lieu de spiritualité et d’enseignement à un espace culturel public. Les archives départementales conservent des traces des artisans (peintres, couvreurs) et des transactions immobilières qui ont façonné son architecture. Aujourd’hui, le musée y célèbre l’histoire fluviale et locale, perpétuant son rôle central dans la mémoire collective.