Frise chronologique
XIVe siècle
Début de la construction
Début de la construction
XIVe siècle (≈ 1450)
Fondation par Jean II de Viennois
1508
Construction du clocher
Construction du clocher
1508 (≈ 1508)
Sur une tour de défense existante
1715
Portail en fer forgé
Portail en fer forgé
1715 (≈ 1715)
Œuvre d’art classée
XVIIe siècle
Réaménagement du cloître
Réaménagement du cloître
XVIIe siècle (≈ 1750)
Style sobre et voûtes régulières
1831
Ouverture d’une porte
Ouverture d’une porte
1831 (≈ 1831)
Liaison avec la place de la Nation
1906, 1961, 1967
Classements monuments historiques
Classements monuments historiques
1906, 1961, 1967 (≈ 1967)
Protection des façades, cloître et salles
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les salles du rez-de-chaussée ainsi que la tourelle de l'escalier conduisant au premier étage (cad. C 1222) : classement par arrêté du 11 septembre 1906 ; Le cloître (cad. C 1222) : classement par arrêté du 19 octobre 1961 ; Les façades et toitures (cad. C 1222) : classement par arrêté du 29 mars 1967
Personnages clés
| Jean II de Viennois - Fondateur du couvent |
Dauphin à l’origine du prieuré |
Origine et histoire
Le couvent des Augustins de Crémieu, aussi appelé cloître des Augustins, est un ancien édifice religieux situé dans la ville de Crémieu, en Isère (région Auvergne-Rhône-Alpes). Fondé à la fin du Moyen Âge, sa construction débute au XIVe siècle, mais la majorité des bâtiments, dont le cloître sobre et régulier, datent du XVIIe siècle. Le portail en fer forgé, œuvre d’art de 1715, marque l’entrée de ce lieu initialement dédié à la méditation des moines augustins. Le site inclut des parterres, un bassin central, et une église transformée après la Révolution.
À l’origine, le couvent est créé par Jean II de Viennois pour accueillir des ermites de Saint-Augustin, un ordre mendiant. Les travaux s’échelonnent sur plusieurs siècles : le clocher est édifié en 1508 sur une tour de défense, et le cloître est réaménagé au XVIIe siècle. Sous la Révolution, le couvent devient propriété communale et perd sa vocation religieuse. En 1831, une porte est percée pour relier le cloître à la place de la Nation. Classé monument historique en 1906, 1961 et 1967, il abrite aujourd’hui la mairie et se visite partiellement.
L’architecture du cloître, épurée et rythmée, reflète l’idéal de simplicité augustinienne. Les voûtes régulières et l’absence d’ornements superflus créent une atmosphère propice à la contemplation. La porte des Augustins, classée en 1981, et les salles historiques (chauffoir, salle du chapitre) témoignent de son passé monastique. Le couvent illustre ainsi l’évolution d’un lieu religieux vers une fonction civique, tout en conservant son patrimoine architectural.