Fondation du couvent XIVe siècle (≈ 1450)
Création par le cardinal Pierre Gauvain.
1805
Affectation à la Sénatorerie
Affectation à la Sénatorerie 1805 (≈ 1805)
Utilisation comme résidence sénatoriale.
XVIIIe siècle
Reconstruction de l'aile sud
Reconstruction de l'aile sud XVIIIe siècle (≈ 1850)
Œuvre de l'architecte Joseph Brousseau.
1987
Première protection MH
Première protection MH 1987 (≈ 1987)
Façades et toitures classées.
2015
Extension de la protection
Extension de la protection 2015 (≈ 2015)
Cloître, grange-pigeonnier et étang inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures du bâtiment du 18s (cad. A 378) : inscription par arrêté du 15 avril 1987 ; Les parties suivantes du couvent des Augustins, tel qu'indiqué en rouge sur le plan annexé : l'église Saint-Hilaire en totalité, les façades et toitures des ailes est et ouest, l'emprise du cloître comprise entre les quatre ailes, la grange-pigeonnier, la fontaine, le potager avec son mur d'enceinte, le réseau hydraulique (AA n°145) et l'étang (A n°385), situées rue des Augustins, sur les parcelles n°143, 145, 148, 149, 150, 151 figurant au cadastre section AA et 385 figurant au cadastre section A : inscription par arrêté du 22 décembre 2015
Personnages clés
Pierre Gauvain - Cardinal fondateur
Créa la communauté au XIVe siècle.
Joseph Brousseau - Architecte du XVIIIe
Reconstruit l'aile sud du couvent.
Victor Henri Désert - Propriétaire privé (XIXe-XXe)
Transforma le couvent en domaine cynégétique.
Origine et histoire du Couvent des Augustins
Le couvent des Augustins de Mortemart fut fondé au XIVe siècle par le cardinal Pierre Gauvain pour abriter une communauté de chanoines dédiée à l'enseignement des jeunes. Bien que subsistent quelques vestiges du cloître médiéval, l’aile sud fut entièrement reconstruite au XVIIIe siècle par l’architecte Joseph Brousseau, transformant le bâtiment en une structure imposante, presque castrale, tout en conservant sa vocation monastique.
Lors de la Révolution française, le couvent fut placé sous séquestre avant d’être attribué en 1805 à la Sénatorerie de Limoges, comme le couvent voisin des Carmes. Acquis par un particulier en 1823, le domaine changea plusieurs fois de mains : racheté à la fin du XIXe siècle par Victor Henri Désert, directeur de la Mutuelle de Poitiers, il devint un lieu de chasse privé. Sa famille en reste propriétaire aujourd’hui, bien que le site ait brièvement accueilli des religieuses au milieu du XXe siècle.
L’ancienne chapelle du couvent sert désormais d’église paroissiale sous le nom d’église Saint-Hilaire. Le site, partiellement protégé dès 1987 pour ses façades et toitures du XVIIIe siècle, a vu son inscription élargie en 2015 à l’ensemble du cloître, de la grange-pigeonnier, du réseau hydraulique et de l’étang. Ces éléments illustrent l’évolution architecturale et fonctionnelle du lieu, du Moyen Âge à l’époque contemporaine.