Frise chronologique
début XIVe siècle
Fondation du couvent
Fondation du couvent
début XIVe siècle (≈ 1404)
Don d’un terrain par un seigneur de Naillac.
2e moitié XIVe - XVe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
2e moitié XIVe - XVe siècle (≈ 1550)
Chapelle des fonts et ouvertures conservées.
1616
Réforme des Augustins
Réforme des Augustins
1616 (≈ 1616)
Prélude à la reconstruction du couvent.
1648-1672
Reconstruction des bâtiments conventuels
Reconstruction des bâtiments conventuels
1648-1672 (≈ 1660)
Cloître érigé en 1669 par Antoine Estèves.
1792
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1792 (≈ 1792)
Achat par la commune du Blanc.
1822
Construction de l’hôtel de ville
Construction de l’hôtel de ville
1822 (≈ 1822)
Projet de l’architecte Murison exécuté.
1950
Aménagement d’une salle de spectacle
Aménagement d’une salle de spectacle
1950 (≈ 1950)
Modification de la charpente originale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancienne chapelle des Augustins, actuellement dépendance de l'Hôtel de Ville : inscription par arrêté du 28 juin 1932 ; Les parties suivantes de l'Hôtel de Ville : façades et toitures des anciens bâtiments conventuels de l'ancien couvent (façades extérieures et façades donnant sur la cour intérieure, à l'exclusion des constructions annexes ajoutées aux 19s et 20s) ; salles voûtées du 17s situées au rez-de-chaussée des ailes Nord, Est et Ouest des anciens bâtiments conventuels ; facade Sud et façade en retour de l'Hôtel de Ville (cad. 1972 AI 352) : inscription par arrêté du 21 novembre 1986
Personnages clés
| Seigneur de Naillac - Donateur du terrain |
Fonda le couvent au XIVe siècle. |
| Antoine Estèves - Maître maçon |
Constructeur du cloître en 1669. |
| Murisson - Architecte |
Conçut l’hôtel de ville en 1822. |
Origine et histoire
Le couvent des Augustins du Blanc trouve son origine au début du XIVe siècle, lorsqu’un seigneur de Naillac offrit un terrain à un ermite de l’ordre des Augustins pour y fonder un couvent. La chapelle actuelle, édifiée entre la seconde moitié du XIVe siècle et le XVe siècle, témoigne de cette période médiévale. Les vestiges les plus anciens ont disparu, mais une chapelle des fonts et trois ouvertures du XVe siècle subsistent dans l’ancienne église.
Entre 1648 et 1672, les bâtiments conventuels furent reconstruits sur le côté nord de l’église, incluant un cloître érigé en 1669 par le maître maçon Antoine Estèves. Cette reconstruction suivit la réforme des Augustins en 1616, marquée par une pierre portant la date de 1620. À la Révolution, le couvent, vendu comme bien national en 1792, fut acquis par la commune. L’église fut transformée en halle, tandis que les bâtiments conventuels servirent à des usages administratifs, entraînant la destruction du clocher et du cloître.
En 1822, l’architecte Murison entreprit la construction de l’hôtel de ville au sud de la nef de l’ancienne église, remplaçant des chapelles détruites. Le site, partiellement inscrit aux monuments historiques en 1928 (chapelle) puis en 1986 (façades et salles voûtées), conserve des éléments architecturaux remarquables : voûtes en berceau, toits à longs pans, et un lambris de couvrement dans la nef. En 1950, une salle de spectacle y fut aménagée, altérant la charpente originale malgré le statut protégé du monument.
Les matériaux utilisés, moellons de calcaire enduits pour la plupart des bâtiments et pierres de taille pour la façade de la mairie, reflètent les techniques constructives locales. Le réfectoire, voûté en anse de panier, et les salles du XVIIe siècle illustrent l’évolution architecturale du site, passé de lieu religieux à espace civique. Aujourd’hui, le couvent des Augustins incarne à la fois l’héritage monastique et l’histoire administrative de Le Blanc.