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Couvent des Bénédictines de Cahors dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine religieux Couvent

Couvent des Bénédictines de Cahors

    Rue du Pont-Neuf
    46000 Cahors
Propriété d'une société privée
Couvent des Bénédictines de Cahors
Couvent des Bénédictines de Cahors
Couvent des Bénédictines de Cahors
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
700
800
900
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
VIIe siècle
Fondation de la basilique
945
Première mention de l'église
milieu XIIe siècle
Installation des Bénédictines
2e moitié XIIIe siècle
Agrandissement du chœur
vers 1525
Construction d'une chapelle
XVIIe siècle
Travaux majeurs
1808
Destruction de l'église
1989
Redécouverte de la salle capitulaire
4 décembre 1990
Protection des vestiges
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Salle capitulaire, y compris la totalité de son sous-sol pouvant renfermer des vestiges archéologiques ; vestiges de l'élévation d'un étage situé au-dessus de cette salle (cad. CE 91, 101) : inscription par arrêté du 4 décembre 1990

Personnages clés

Desidermis - Évêque de Cahors Fonda la basilique au VIIe siècle.
Saint Didier - Évêque de Cahors (630-655) Fondateur présumé du monastère original.

Origine et histoire

Le couvent des Bénédictines de Cahors trouve ses origines dans une basilique construite au VIIe siècle par l'évêque Desidermis en l'honneur de la Vierge. Ce lieu devint au XIIIe siècle le monastère de Notre-Dame de la Daurade, occupé par des Bénédictines dès le milieu du XIIe siècle, comme en témoigne la salle capitulaire datée de cette période. L'église, mentionnée dès 945, appartenait initialement à une communauté de clercs avant d'accueillir les religieuses. La salle capitulaire, atypique par son ouverture sur la galerie nord du cloître, présente des voûtes d'arêtes portées par des colonnes aux chapiteaux inspirés du portail nord de la cathédrale de Cahors.

Au XVIIe siècle, d'importants travaux transforment le couvent : le chœur et le grand bâtiment sont reconstruits en brique, tandis que les galeries du cloître sont remaniées. L'église, presque entièrement détruite en 1808, ne laisse aujourd'hui visibles qu'une chapelle du XVIe siècle, une grande fenêtre à réseau et des vestiges du mur gouttereau nord. La salle capitulaire, redécouverte en 1989 lors de travaux, reste inaccessible et partiellement effondrée. Elle conserve des baies à double rouleau et des colonnes aux chapiteaux ornés, reflétant l'art roman local.

Le monastère, probablement fondé par Saint Didier, évêque de Cahors de 630 à 655, fut détruit à la Révolution pour laisser place au jardin de la préfecture. Seuls subsistent le cloître du XVIIe siècle, construit sur les fondations médiévales, et des éléments de l'église, intégrés dans l'urbanisme moderne. Les vestiges archéologiques, protégés depuis 1990, incluent aussi des traces d'un étage situé au-dessus de la salle capitulaire. Ce site illustre l'évolution architecturale et religieuse de Cahors, du haut Moyen Âge à l'époque moderne.

Liens externes