Fondation de la basilique VIIe siècle (≈ 750)
Basilique construite par l'évêque Desidermis.
945
Première mention de l'église
Première mention de l'église 945 (≈ 945)
Appartenait à des clercs priant pour les morts.
milieu XIIe siècle
Installation des Bénédictines
Installation des Bénédictines milieu XIIe siècle (≈ 1250)
Transformation en monastère féminin, salle capitulaire construite.
2e moitié XIIIe siècle
Agrandissement du chœur
Agrandissement du chœur 2e moitié XIIIe siècle (≈ 1350)
Possiblement vers 1273, extension de l'église.
vers 1525
Construction d'une chapelle
Construction d'une chapelle vers 1525 (≈ 1525)
Ajout d'une chapelle dans l'ensemble monastique.
XVIIe siècle
Travaux majeurs
Travaux majeurs XVIIe siècle (≈ 1750)
Reconstruction du chœur, cloître et grand bâtiment en brique.
1808
Destruction de l'église
Destruction de l'église 1808 (≈ 1808)
Presque totale, seuls subsistent quelques vestiges.
1989
Redécouverte de la salle capitulaire
Redécouverte de la salle capitulaire 1989 (≈ 1989)
Mise au jour lors de travaux d'aménagement.
4 décembre 1990
Protection des vestiges
Protection des vestiges 4 décembre 1990 (≈ 1990)
Inscription comme Monument Historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Salle capitulaire, y compris la totalité de son sous-sol pouvant renfermer des vestiges archéologiques ; vestiges de l'élévation d'un étage situé au-dessus de cette salle (cad. CE 91, 101) : inscription par arrêté du 4 décembre 1990
Personnages clés
Desidermis - Évêque de Cahors
Fonda la basilique au VIIe siècle.
Saint Didier - Évêque de Cahors (630-655)
Fondateur présumé du monastère original.
Origine et histoire
Le couvent des Bénédictines de Cahors trouve ses origines dans une basilique construite au VIIe siècle par l'évêque Desidermis en l'honneur de la Vierge. Ce lieu devint au XIIIe siècle le monastère de Notre-Dame de la Daurade, occupé par des Bénédictines dès le milieu du XIIe siècle, comme en témoigne la salle capitulaire datée de cette période. L'église, mentionnée dès 945, appartenait initialement à une communauté de clercs avant d'accueillir les religieuses. La salle capitulaire, atypique par son ouverture sur la galerie nord du cloître, présente des voûtes d'arêtes portées par des colonnes aux chapiteaux inspirés du portail nord de la cathédrale de Cahors.
Au XVIIe siècle, d'importants travaux transforment le couvent : le chœur et le grand bâtiment sont reconstruits en brique, tandis que les galeries du cloître sont remaniées. L'église, presque entièrement détruite en 1808, ne laisse aujourd'hui visibles qu'une chapelle du XVIe siècle, une grande fenêtre à réseau et des vestiges du mur gouttereau nord. La salle capitulaire, redécouverte en 1989 lors de travaux, reste inaccessible et partiellement effondrée. Elle conserve des baies à double rouleau et des colonnes aux chapiteaux ornés, reflétant l'art roman local.
Le monastère, probablement fondé par Saint Didier, évêque de Cahors de 630 à 655, fut détruit à la Révolution pour laisser place au jardin de la préfecture. Seuls subsistent le cloître du XVIIe siècle, construit sur les fondations médiévales, et des éléments de l'église, intégrés dans l'urbanisme moderne. Les vestiges archéologiques, protégés depuis 1990, incluent aussi des traces d'un étage situé au-dessus de la salle capitulaire. Ce site illustre l'évolution architecturale et religieuse de Cahors, du haut Moyen Âge à l'époque moderne.
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