Fondation du couvent 1631 (≈ 1631)
Création par Jeanne de La Crossonnière au Montaigu.
1738
Indépendance du couvent
Indépendance du couvent 1738 (≈ 1738)
Passage du statut de prieuré à couvent autonome.
1759
Retraite spirituelle
Retraite spirituelle 1759 (≈ 1759)
Réforme des pratiques monastiques sous Anne Coupel.
1792
Expulsion des religieuses
Expulsion des religieuses 1792 (≈ 1792)
Réaffectation à des usages civils révolutionnaires.
1807
Acquisition municipale
Acquisition municipale 1807 (≈ 1807)
Achat du couvent par la ville.
1988
Classement Monument historique
Classement Monument historique 1988 (≈ 1988)
Protection des façades et toitures du logis.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du corps de logis principal et du pavillon subsistant (cad. AC 109, 111) : inscription par arrêté du 20 juin 1988
Personnages clés
Jeanne de La Crossonnière - Fondatrice du couvent
Donna le lieu Le Montaigu en 1631.
Henriette du Hardaz - Supérieure du couvent
Dirigea 17 ans avant 1758.
Anne Coupel de Saint-Laurent - Supérieure réformatrice
Organisa la retraite de 1759.
Origine et histoire du Couvent des Bénédictines
Le couvent Notre-Dame-de-Grâce des Bénédictines de Lassay-les-Châteaux est un ancien monastère fondé au XVIIe siècle, en 1631, par Jeanne de La Crossonnière. À l'origine, il s'agissait d'un prieuré situé au lieu-dit Le Montaigu, offert par sa fondatrice. Ce couvent, dédié à l'éducation des jeunes filles, devint indépendant en 1738 après avoir été un prieuré. Il accueillait également des « grandes pensionnaires » enfermées sur ordre royal par lettres de cachet, reflétant les pratiques disciplinaires de l'époque.
Sous la direction d'Henriette du Hardaz, supérieure pendant 17 ans, le couvent connut une période de stabilité jusqu'en 1758, date à laquelle Anne Coupel de Saint-Laurent lui succéda pour trois ans. En 1759, une retraite spirituelle fut prêchée pour réformer les pratiques du couvent, suggérant un relâchement des règles monastiques. Ces événements marquèrent une tentative de restauration de la discipline religieuse au sein de la communauté.
La Révolution française mit fin à la vie monastique du couvent : en 1792, les religieuses furent expulsées, et les lieux furent réaffectés à des usages civils. Le couvent abritait alors l'administration du district, une gendarmerie, un hôpital et une école. En 1807, la municipalité de Lassay-les-Châteaux en devint propriétaire. Le bâtiment, partiellement protégé depuis 1988, témoigne aujourd'hui de ce patrimoine religieux et éducatif des Pays de la Loire.