Couvent des Bénédictines du Bon-Secours à Paris à Paris 11ème dans Paris 11ème

Patrimoine classé Couvent

Couvent des Bénédictines du Bon-Secours à Paris

  • 99-101 Rue de Charonne
  • 75011 Paris 11e Arrondissement
Couvent des Bénédictines du Bon-Secours à Paris
Couvent des Bénédictines du Bon-Secours à Paris
Couvent des Bénédictines du Bon-Secours à Paris
Couvent des Bénédictines du Bon-Secours à Paris
Couvent des Bénédictines du Bon-Secours à Paris
Couvent des Bénédictines du Bon-Secours à Paris
Couvent des Bénédictines du Bon-Secours à Paris
Couvent des Bénédictines du Bon-Secours à Paris
Couvent des Bénédictines du Bon-Secours à Paris
Crédit photo : Pierre-Yves Beaudouin - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1648
Fondation du prieuré
1667
Approbation royale
1770-1780
Rénovation par Victor Louis
1790
Fermeture du couvent
1800-1801
Vente des terrains
1973
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures sur rues et sur cour du bâtiment de l'aile ouest, 101 rue de Charonne, et celles du bâtiment C, 99 rue de Charonne, en bordure de l'impasse du Bon-Secours ; les deux parquets en marqueterie au premier étage du bâtiment C : inscription par arrêté du 17 septembre 1973

Personnages clés

Claude de Bouchavanne Fondatrice du prieuré en 1648.
Madeleine-Emmanuelle de Boucharanne Première prieure du couvent.
Victor Louis Architecte ayant rénové la chapelle et le couvent entre 1770 et 1780.
Richard et Lenoir Industriels ayant installé une filature de coton en 1802.
Pinel-Grand-Champ Directeur de l'École des arts industriels et du commerce installée en 1832.

Origine et histoire du Couvent

Le prieuré des Bénédictines du Bon-Secours est un ancien monastère situé dans l'actuel 11e arrondissement de Paris ; ses vestiges se trouvent au 99-101 rue de Charonne (cité du Couvent) et dans l'impasse Bon-Secours et sont inscrits au titre des monuments historiques le 17 septembre 1973. Les bâtiments s'étendaient entre la rue de Charonne et l'impasse Bon-Secours, et leurs jardins allaient jusqu'à la rue Mercœur ; sur l'emplacement de ces jardins ont été tracées une partie de la rue de Belfort, la rue François-de-Neufchâteau, la rue Gobert et le boulevard Voltaire. De l'autre côté de la rue de Charonne se trouvaient autrefois le couvent de la Madeleine de Traisnel et le couvent des Filles de la Croix, à l'emplacement du palais de la Femme.

Le prieuré de Notre-Dame-de-Bon-Secours a été fondé en 1648 par Claude de Bouchavanne, veuve de Viguier, conseiller du roi, qui acheta une maison rue de Charonne et y plaça sa sœur Madeleine-Emmanuelle de Boucharanne, ancienne religieuse de l'abbaye Notre-Dame de Soissons, comme prieure. L'établissement reçut une approbation par lettre patente en 1667, enregistrée le 16 mai 1670. La chapelle et le couvent furent réparés et agrandis entre 1770 et 1780 par l'architecte Victor Louis, puis vandalisés pendant la Révolution. Le couvent accueillait notamment des épouses enfermées à la requête de leurs maris.

Fermé en 1790, le couvent et l'ensemble du terrain, d'une superficie de 13 502 m², furent nationalisés et vendus par l'État en deux lots, les 21 floréal an VIII (11 mai 1800) et 5 brumaire an X (27 octobre 1801). En 1802, les industriels Richard et Lenoir occupèrent les lieux et y installèrent une filature de coton, contribuant à réduire la dépendance française aux produits étrangers ; après la mort de Lenoir en 1806, Richard prit le nom de Richard-Lenoir et reçut la Légion d'honneur en 1810 des mains de l'empereur Napoléon Ier, lors d'une cérémonie dans la grande galerie au cours de laquelle l'empereur lui déclara : « Nous avons fait l'un et l'autre une rude guerre à l'industrie anglaise, mais jusqu'à présent, le fabricant a été plus heureux que l'empereur. » Les événements politiques ultérieurs entraînèrent cependant la ruine de la manufacture.

En 1832, Pinel-Grand-Champ y installa et dirigea l'École des arts industriels et du commerce. Les bâtiments furent transformés en hospice en 1846, puis acquis en 1848 par madame Ledru-Rollin, qui les céda à la ville de Paris ; en 1863 ils furent loués à une église protestante. Les principales dégradations eurent lieu au XXe siècle : la chapelle fut démolie par des promoteurs en 1937 et le porche de Victor Louis fut détruit en 1971. De l'ensemble d'origine ne subsistent que quelques façades sur rue et sur cour ainsi que des parquets en marqueterie au premier étage d'un bâtiment ; ces façades, leurs toitures et les deux parquets ont été inscrits aux monuments historiques le 17 septembre 1973.

Le prieuré a fait l'objet de travaux de restauration financés sur fonds publics et a reçu le Prix de ravalement de la Mairie de Paris. Un article de Vincent Monnier paru sur le site du Nouvel Observateur, intitulé "Des afficheurs hors la loi", rapporte la plainte des riverains à propos d'un panneau déroulant situé à proximité de ce site classé.

Liens externes