Frise chronologique
1648
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
1648 (≈ 1648)
Créé par Claude de Bouchavanne, veuve.
1667
Approbation officielle
Approbation officielle
1667 (≈ 1667)
Lettre patente enregistrée en 1670.
1770-1780
Travaux de Victor Louis
Travaux de Victor Louis
1770-1780 (≈ 1775)
Agrandissement chapelle et couvent.
1790
Fermeture révolutionnaire
Fermeture révolutionnaire
1790 (≈ 1790)
Devenu bien national.
1800-1801
Vente des terrains
Vente des terrains
1800-1801 (≈ 1801)
Deux lots vendus par l'État.
1802
Installation filature Richard-Lenoir
Installation filature Richard-Lenoir
1802 (≈ 1802)
Production coton anti-importations.
1973
Classement monuments historiques
Classement monuments historiques
1973 (≈ 1973)
Façades, toitures, parquets protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures sur rues et sur cour du bâtiment de l'aile ouest, 101 rue de Charonne, et celles du bâtiment C, 99 rue de Charonne, en bordure de l'impasse du Bon-Secours ; les deux parquets en marqueterie au premier étage du bâtiment C : inscription par arrêté du 17 septembre 1973
Personnages clés
| Claude de Bouchavanne - Fondatrice du prieuré |
Veuve, installa sa sœur comme prieure. |
| Madeleine-Emmanuelle de Bouchavanne - Première prieure |
Ancienne religieuse à Soissons. |
| Victor Louis - Architecte |
Agrandit chapelle et couvent (1770-1780). |
| Richard et Lenoir - Industriels |
Filature de coton en 1802. |
| Napoléon Ier - Empereur |
Remit Légion d’honneur à Richard-Lenoir (1810). |
Origine et histoire
Le prieuré des Bénédictines du Bon-Secours, fondé en 1648 par Claude de Bouchavanne, veuve d’un conseiller du roi, s’étendait entre la rue de Charonne et l’impasse du Bon-Secours à Paris. Après l’installation de sa sœur comme prieure, l’établissement fut officiellement approuvé en 1667. La chapelle et le couvent, agrandis par l’architecte Victor Louis entre 1770 et 1780, accueillaient notamment des épouses enfermées à la demande de leurs maris. Le site fut vandalisé pendant la Révolution et fermé en 1790, devenant bien national.
En 1802, les industriels Richard et Lenoir y installèrent une filature de coton, contribuant à réduire les importations étrangères. Napoléon Ier y décerna la Légion d’honneur à Richard-Lenoir en 1810, saluant leur lutte contre l’industrie anglaise. Après la faillite de la manufacture, le couvent abritera une école industrielle (1832), un hospice (1846), puis une église protestante (1863). Les dégradations majeures survinrent au XXe siècle, avec la destruction de la chapelle (1937) et du porche (1971).
Aujourd’hui, seuls subsistent des façades sur rue, des toitures et deux parquets en marqueterie, inscrits aux monuments historiques en 1973. Le site, restauré avec des fonds publics, a reçu le Prix de ravalement de la Mairie de Paris. Les vestiges, situés au 99-101 rue de Charonne et dans l’impasse Bon-Secours, témoignent de son histoire mouvementée, entre vie religieuse, industrielle et sociale.