Frise chronologique
1619
Fondation de la congrégation à Angers
Fondation de la congrégation à Angers
1619 (≈ 1619)
Implantation avec soutien d’Antoinette d’Orléans et Marie de Médicis.
25 avril 1620
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
25 avril 1620 (≈ 1620)
Début de la construction de l’église par Pierre de Rohan.
1651
Bénédiction de l’église
Bénédiction de l’église
1651 (≈ 1651)
Cérémonie présidée par l’évêque Henri Arnauld.
1792-1820
Période de confiscation révolutionnaire
Période de confiscation révolutionnaire
1792-1820 (≈ 1806)
Transformé en prison et logements.
1821
Rachat par la congrégation
Rachat par la congrégation
1821 (≈ 1821)
Début des restaurations du XIXe siècle.
1875-1877
Restauration gothique angevine
Restauration gothique angevine
1875-1877 (≈ 1876)
Travaux majeurs sur nef et chœur.
14 février 1964
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
14 février 1964 (≈ 1964)
Protection des façades, toitures et jardin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de l'ensemble des bâtiments ; jardin (cad. G 557 à 559, 592, 593, 596 à 607) : inscription par arrêté du 14 février 1964
Personnages clés
| Antoinette d’Orléans - Initatrice de la congrégation |
Soutien à l’implantation à Angers en 1619. |
| Pierre de Rohan, prince de Guéméné - Bienfaiteur et mécène |
Pose la première pierre en 1620. |
| Antoinette de Bretagne - Bienfaitrice du monastère |
Épouse de Pierre de Rohan, impliquée dans la fondation. |
| Vincent Camus - Architecte du couvent |
Conçoit les bâtiments entre 1620 et 1623. |
| Henri Arnauld - Évêque d’Angers |
Bénit l’église en 1651. |
| Louis Duvêtre - Architecte restaurateur |
Travaux dans l’église en 1844. |
Origine et histoire
Le couvent des bénédictines du Calvaire d’Angers, aussi appelé couvent de calvairiennes, est un monastère bénédictin fondé au début du XVIIe siècle. Issu de la congrégation de Fontevrault, il s’implante à Angers en 1619 sous l’impulsion d’Antoinette d’Orléans et du capucin Joseph, avec le soutien de Marie de Médicis, alors gouverneur de l’Anjou. Le site choisi, dans le quartier de La Doutre, abritait auparavant une chapelle médiévale, Notre-Dame-de-Consolation, et un manoir du XIIIe siècle, le manoir de Bellepoigne, tous deux détruits pour laisser place au nouveau couvent.
La construction débute en 1620 par la pose de la première pierre de l’église, le 25 avril, en présence de Pierre de Rohan, prince de Guéméné, et de son épouse Antoinette de Bretagne, bienfaiteurs du projet. L’architecte Vincent Camus, également auteur du couvent des Minimes (aujourd’hui détruit), supervise les travaux, qui s’achèvent vers 1623. L’église est bénie en 1651 par l’évêque Henri Arnauld, tandis que les bâtiments conventuels, dont le pavillon de la porterie (1674) et les communs, sont érigés ou remaniés au cours du XVIIe siècle.
Durant la Révolution française, le couvent est confisqué et transformé en prison entre 1792 et 1820, son église devenant temporairement une paroisse. En 1821, la congrégation rachète les lieux et entreprend d’importants travaux de restauration au XIXe siècle. L’église est notamment remaniée dans un style gothique angevin entre 1875 et 1877, avec des contributions des sculpteurs Chapeau, Moisseron et Ruault. Le couvent, toujours actif, est inscrit aux monuments historiques en 1964 pour ses façades, toitures et son jardin.
Les bâtiments conservent des traces de leur histoire mouvementée, comme les armes des bienfaiteurs (Rohan-Guéméné) ou celles de Pie IX, apposées lors de la construction d’un corps de bâtiment dédié au pensionnat de jeunes filles au XIXe siècle. Aujourd’hui, le couvent reste un lieu de vie religieuse et un témoignage architectural des XVIIe et XIXe siècles, mêlant éléments classiques, gothiques et restaurations ultérieures.