Fondation du couvent 1633 (≈ 1633)
Début de la construction par les Calvairiennes.
1792
Saisie révolutionnaire
Saisie révolutionnaire 1792 (≈ 1792)
Transformé en caserne puis prison.
29 mai 1943
Bombardement allié
Bombardement allié 29 mai 1943 (≈ 1943)
Destruction de la chapelle, trois mortes.
1986
Classement partiel
Classement partiel 1986 (≈ 1986)
Inscription des façades et toitures du XVIIe.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures des deux corps de bâtiment du 17s (cad. AH 206) : inscription par arrêté du 8 juillet 1986
Personnages clés
Mère Marie de la Nativité Desmons - Supérieure du couvent
Dirigea la communauté jusqu'en 1907.
Charles Rallé - Architecte
Reconstruit la chapelle en 1946.
Mainguené de la Guerche - Donataire du prieuré (1032)
Céda le site à l'abbaye de Tours.
Origine et histoire du Couvent des Calvairiennes de Saint-Cyr
Le Couvent des Calvairiennes de Saint-Cyr, situé rue Papu à Rennes, est fondé au XVIIe siècle sur l’emplacement d’un prieuré détruit par les Normands au Xe siècle. Ce prieuré, dépendant du domaine épiscopal, fut cédé en 1032 à l’abbaye de Saint-Julien de Tours avant d’être abandonné au XVIe siècle. Les Calvairiennes, un ordre religieux, acquièrent le site en 1633 et y construisent un couvent, adoptant plus tard les doctrines jansénistes. En 1792, le couvent est saisi pendant la Révolution et transformé en caserne, puis en prison jusqu’en 1808, avant de devenir un refuge pour jeunes filles.
Au XIXe siècle, l’établissement est repris par les religieuses de l’ordre Notre-Dame de Charité, qui y développent une buanderie pour financer leurs activités. La chapelle est détruite lors d’un bombardement allié en 1943, tuant trois religieuses. Après la guerre, le couvent est agrandi et partiellement reconstruit, notamment par les architectes Novello et Coüasnon. Les deux corps de bâtiment d’origine, datant du XVIIe siècle, sont inscrits aux monuments historiques en 1986. Aujourd’hui, le site abrite une maison de retraite et des logements étudiants, après avoir été racheté par la mairie de Rennes.
Le couvent illustre les transformations successives d’un édifice religieux en réponse aux besoins sociaux : refuge, éducation, soins et logement. Son architecture mêle des éléments du XVIIe siècle (moellons de schiste, cloître à arcades) et des ajouts modernes en béton armé. Le site conserve aussi des traces de son passé spirituel, comme un calvaire et des oratoires dans le parc. Les archives et plans anciens (Caze de la Bove, cadastre de 1842) attestent de son évolution urbaine dans un quartier marqué par la confluence de la Vilaine et de l’Ille.