Consentement des magistrats 1621 (≈ 1621)
Les magistrats donnent leur accord pour la fondation du couvent.
1622
Fondation du couvent
Fondation du couvent 1622 (≈ 1622)
Fondation du couvent grâce aux libéralités de Marie Duneau.
1625-1661
Agrandissement du domaine
Agrandissement du domaine 1625-1661 (≈ 1643)
Achats successifs pour agrandir le domaine du couvent.
1706
Construction nouvelle église
Construction nouvelle église 1706 (≈ 1706)
Décision de construire une nouvelle église en raison de la vétusté de la chapelle.
1792
Expulsion des religieuses
Expulsion des religieuses 1792 (≈ 1792)
La Révolution chasse les religieuses du couvent.
1821
Affectation au tribunal
Affectation au tribunal 1821 (≈ 1821)
Le lot comprenant l'église est affecté au tribunal.
1842
Fin des travaux
Fin des travaux 1842 (≈ 1842)
Fin des travaux d'aménagement du tribunal, entraînant d'importantes transformations.
13 juin 1996
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 13 juin 1996 (≈ 1996)
L'ensemble est inscrit à l'inventaire des Monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancien couvent et tribunal (cad. AI 382, 94 à 96) : inscription par arrêté du 13 juin 1996
Personnages clés
Marie Duneau
Veuve de Pierre Chazot, elle a financé la fondation du couvent en 1622.
Nicolas Verniquet
Architecte ayant établi un devis pour la construction de la nouvelle église en 1713.
Origine et histoire du Couvent des Carmélites
L'ancien couvent des Carmélites de Châtillon‑sur‑Seine, situé dans le quartier Saint‑Nicolas au sud‑est de la ville, réunit des éléments d'architecture religieuse du XVIIe siècle et d'architecture néo‑classique du début du XIXe siècle. Après le consentement des magistrats en mai 1621, la fondation du couvent remonte à 1622, grâce aux libéralités de Marie Duneau, veuve de Pierre Chazot ; il s'établit dans une propriété dont les bâtiments étaient disposés autour de trois cours et comprenaient notamment une chapelle et un corps de logis desservi par un escalier en vis. Entre 1625 et 1661, des achats successifs permirent d'agrandir le domaine. Après 1633 fut édifié, au fond de la cour parallèle à la rue du Bourg‑à‑Mont, un corps de logis avec une galerie de cloître et deux petits bâtiments en retour d'équerre. En 1706, face à la vétusté de la chapelle, il fut décidé de construire une nouvelle église ; l'avant‑chœur sous clocher fut élevé en 1708, puis les travaux furent interrompus et repris en 1713 sur la base d'un devis de Nicolas Verniquet. Le projet comprenait un portail dorique, des voûtes d'arêtes, des pilastres ioniques, un chœur réservé aux religieuses, la construction des galeries manquantes du cloître et un nouveau corps de logis à l'emplacement de l'ancienne chapelle ; vers 1718 les travaux semblaient achevés et le dôme de l'église fut comparé par des historiens locaux à celui du Val‑de‑Grâce. La Révolution chassa les religieuses en 1792 et la mairie s'installa dans les bâtiments en 1795 ; le bâtiment de l'infirmerie fut vendu en 1807, l'acquéreur s'engageant à détruire la tourelle d'escalier ouvrant sur la cour du cloître. En 1820 la municipalité quitta les lieux et le couvent fut vendu en plusieurs lots ; le lot comprenant l'église, n'ayant pas trouvé d'acquéreur, fut affecté au tribunal en 1821. Les travaux d'aménagement du tribunal, menés après des oppositions entre architectes, s'achevèrent en 1842 et entraînèrent d'importantes transformations, notamment la destruction du dôme et du clocher. Les anciens bâtiments conventuels, transformés en logements, conservent encore deux galeries de cloître et des salles voûtées. L'église sert actuellement de réserves au musée municipal. L'ensemble est inscrit à l'inventaire des Monuments historiques par arrêté du 13 juin 1996.