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Couvent des Carmélites de Pamiers dans l'Ariège

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Couvent
Ariège

Couvent des Carmélites de Pamiers

    7-11 Rue Serpente
    09100 Pamiers
Propriété d'une association
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Couvent des Carmélites de Pamiers
Crédit photo : Carlos Pino Andújar - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
29 juin 1648
Fondation du couvent
1685-1692
Construction des ailes
1704-1762
Construction de la chapelle
1793
Confiscation révolutionnaire
1805
Retour des Carmélites
2008
Fermeture définitive
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le couvent en totalité, y compris l'ensemble des terrains d'assiette avec sa chapelle contenant les objets immeubles par destination ayant fait l'objet d'un classement au tire des objets mobiliers le 7 janvier 2000 (cad. K 1150, 1151, 1157 à 1163) : inscription par arrêté du 14 août 2009

Personnages clés

François de Caulet - Évêque de Pamiers Fonda le couvent en 1648.
Mère de la Sainte-Trinité - Religieuse carmélite Dirigea l’installation des premières sœurs.
Jean-Baptiste Despax - Peintre toulousain Auteur du retable inspiré de Raphaël.
Ursule Fraisse - Ancienne Carmélite Racheta le couvent en 1805.
Jeanne Bonhoure - Ancienne Carmélite Cofinança le rachat post-révolutionnaire.

Origine et histoire

Le couvent des Carmélites de Pamiers fut fondé le 29 juin 1648 à l’initiative de l’évêque François de Caulet, qui invita les Carmélites réformées par sainte Thérèse d’Avila à s’installer dans la ville. Les premières religieuses, venues d’Auch et dirigées par la Mère de la Sainte-Trinité, s’établirent dans une maison médiévale place du Mercadal, offerte par l’évêque avec une tour du XIIIe siècle et un jardin. Les consuls de Pamiers autorisèrent leur installation sous les mêmes conditions que celles imposées aux Ursulines, marquant le début d’une communauté qui devint le 57e monastère carmélitain de France.

Les Carmélites agrandirent progressivement leur enclos grâce à des dons (dont 3 000 livres de l’évêque) et des achats de maisons adjacentes. Entre 1685 et 1692, elles construisirent les ailes du monastère pour 40 458 livres, incluant trente cellules et un cloître. La chapelle, dédiée à la Transfiguration, fut commencée en 1704 grâce à un don de Mgr de Verthamon, mais les travaux s’interrompirent faute de fonds. Ils reprirent vers 1750 avec les dots de deux novices, dont Gabrielle-Thérèse de Jésus (ex-mademoiselle de Saint-Félix), et s’achevèrent en 1762. Le retable du maître-autel, inspiré de Raphaël et peint par Jean-Baptiste Despax, fut financé par Louis de Fraxine.

Sous la Révolution, le couvent fut confisqué en 1793 et transformé en prison, tandis que les religieuses étaient sécularisées. Vendu comme bien national en 1796, il fut racheté en 1805 par d’anciennes Carmélites, Ursule Fraisse et Jeanne Bonhoure, qui permirent le retour de la communauté. Au XIXe siècle, deux ailes supplémentaires furent ajoutées. Le monastère ferma définitivement en 2008, lorsque les cinq dernières religieuses le quittèrent pour Luçon. La ville de Pamiers en devint propriétaire en 2016. Aujourd’hui, le site, inscrit aux Monuments Historiques depuis 2009, témoigne de quatre siècles d’histoire religieuse et architecturale, mêlant vestiges médiévaux, baroques et classiques.

Liens externes