Frise chronologique
1662
Fondation de la Charité d'Avon
Fondation de la Charité d'Avon
1662 (≈ 1662)
Hôpital fondé par Anne d'Autriche.
1920
Installation des Carmes déchaux
Installation des Carmes déchaux
1920 (≈ 1920)
Retour d'exil en Belgique.
1926
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1926 (≈ 1926)
Protection du portail et bâtiments.
1932
Ouverture du Petit collège
Ouverture du Petit collège
1932 (≈ 1932)
Fondation par Louis de la Trinité.
15 janvier 1944
Arrestation par la Gestapo
Arrestation par la Gestapo
15 janvier 1944 (≈ 1944)
Fermeture du collège, déportation.
1960
Fermeture du Petit collège
Fermeture du Petit collège
1960 (≈ 1960)
Fin des activités éducatives.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte en face de l'église : inscription par arrêté du 18 mars 1926 ; Bassins, sols des jardins et murs de soutènement (cad. D 385) : inscription par arrêté du 5 août 1994
Personnages clés
| Anne d'Autriche - Reine de France |
Fondatrice de la Charité d'Avon. |
| Père Jacques de Jésus - Directeur du Petit collège |
Résistant, mort en déportation. |
| Louis de la Trinité - Supérieur des Carmes de Paris |
Fondateur du Petit collège. |
| Philippe de la Trinité - Sous-directeur puis supérieur |
Membre de la Résistance. |
| Thierry d'Argenlieu - Amiral et carme |
Rejoint Londres en 1940. |
Origine et histoire
Le couvent des Carmes d'Avon, situé à Avon en Île-de-France, trouve ses origines dans l’ancien hôpital de la Charité d'Avon, fondé en 1662 par la reine Anne d'Autriche. Cet établissement, initialement géré par les frères de Saint-Jean-de-Dieu, fut transformé en séminaire puis confié aux rédemptoristes en 1860, avant d’être repris par les Carmes déchaux en 1920 après leur retour d’exil en Belgique. Le site, inscrit aux monuments historiques en 1926, devint un lieu de formation religieuse et intellectuelle.
En 1932, le Petit collège Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus fut fondé sous la direction du père Jacques de Jésus, accueillant des élèves issus de l’aristocratie et de la bourgeoisie. Le collège, connu pour sa pédagogie innovante, devint aussi un foyer de résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Le père Jacques et d’autres membres du couvent cachèrent des enfants juifs et des réfractaires, avant d’être arrêtés en 1944. Ces événements inspirèrent le film Au revoir les enfants de Louis Malle.
Après la guerre, le collège rouvrit jusqu’en 1960, puis les locaux accueillirent brièvement l’INSEAD. Aujourd’hui, le couvent reste un centre spirituel actif, abritant les archives des Carmes de Paris et accueillant des retraites. Son histoire mêle héritage religieux, éducation et engagement dans la Résistance, en lien étroit avec le château de Fontainebleau voisin.
L’architecture du couvent, notamment son portail de 1665 et ses jardins, est protégée depuis 1926 et 1994. Le site conserve une dimension patrimoniale majeure en Seine-et-Marne, illustrant les transformations d’un lieu dédié à la charité, à l’éducation, puis à la spiritualité carmélitaine.
Parmi les figures marquantes, le père Jacques de Jésus, déporté pour avoir sauvé des enfants juifs, et Philippe de la Trinité, membre de la Résistance et de l’Assemblée consultative provisoire, incarnent l’engagement humaniste et spirituel du couvent. Leur héritage perdure à travers les activités actuelles du centre.