Frise chronologique
milieu du XIIIe siècle
Arrivée des Grands Carmes
Arrivée des Grands Carmes
milieu du XIIIe siècle (≈ 1350)
Installation initiale près du pont Saint-Martial.
limite XIIIe-XIVe siècle
Construction du couvent
Construction du couvent
limite XIIIe-XIVe siècle (≈ 1450)
Période d'édification par les Grands Carmes.
1790 (environ)
Dissolution révolutionnaire
Dissolution révolutionnaire
1790 (environ) (≈ 1790)
Communauté dissoute, biens nationaux vendus.
7 mars 1994
Inscription partielle
Inscription partielle
7 mars 1994 (≈ 1994)
Salle capitulaire et dortoir inscrits (hors peintures).
17 février 1995
Classement des peintures
Classement des peintures
17 février 1995 (≈ 1995)
Peintures murales du dortoir classées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Au rez-de-chaussée : ancienne sacristie de l'église (appelée aussi salle capitulaire ou chapelle), porte en arc brisé dans la salle appelée garage ; au premier étage : ancien dortoir des moines, à l'exception des peintures murales classées (cad. IK 117) : inscription par arrêté du 7 mars 1994. Peintures murales de l'ancien dortoir des moines au premier étage (cad. IK 117) : classement par arrêté du 17 février 1995
Personnages clés
| Grands Carmes - Ordre monastique fondateur |
Constructeurs et occupants initiaux du couvent. |
Origine et histoire
Le couvent des Carmes de Limoges est un édifice religieux construit à la limite des XIIIe et XIVe siècles par les Grands Carmes, un ordre monastique installé à Limoges au milieu du XIIIe siècle. Initialement situés près du pont Saint-Martial, les moines édifièrent ensuite leur monastère à proximité de l’ancien amphithéâtre romain de la ville. Ce couvent, typique de l’architecture monastique médiévale, abritait des espaces dédiés à la vie communautaire et spirituelle, comme une salle capitulaire, un dortoir, et des éléments décoratifs tels que des peintures murales et des vitraux.
À la Révolution française, la communauté des Carmes fut dissoute, et les bâtiments, déclarés biens nationaux, furent vendus. Aujourd’hui, il ne subsiste du couvent originel que la salle capitulaire (ancienne sacristie), une partie des bâtiments conventuels, ainsi que des vestiges de sculptures et de vitraux. Le dortoir des moines, situé au premier étage, conserve des peintures murales datées de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle, représentant notamment un moine présenté à la Vierge à l’Enfant dans un décor de rinceaux. Ces peintures, ainsi que certains éléments architecturaux, sont protégés au titre des Monuments Historiques depuis 1994 et 1995.
Les bâtiments restants ont été réaffectés et abritent désormais un restaurant. Bien que la précision de la localisation actuelle soit jugée médiocre (niveau 5/10), le site reste un témoignage important du patrimoine religieux limougeaud. Les vestiges classés, comme la porte en arc brisé de la salle capitulaire ou les peintures murales, illustrent l’art et l’architecture monastique de cette période charnière entre Moyen Âge et Renaissance. Le couvent est aujourd’hui la propriété d’une société privée, et son accès au public dépend de cette gestion actuelle.