Fondation du couvent 1329 (≈ 1329)
Créé par le cardinal Pierre Gauvain.
XIVe siècle
Dégâts des guerres franco-anglaises
Dégâts des guerres franco-anglaises XIVe siècle (≈ 1450)
Pillages et dégradations subis.
XVIe siècle
Dégâts des guerres de Religion
Dégâts des guerres de Religion XVIe siècle (≈ 1650)
Nouveaux pillages et destructions.
1850
Démolition de l'aile sud
Démolition de l'aile sud 1850 (≈ 1850)
Pour tracer une route départementale.
1935
Destruction des vestiges du cloître
Destruction des vestiges du cloître 1935 (≈ 1935)
Dernières démolitions majeures.
1990
Classement et inscriptions MH
Classement et inscriptions MH 1990 (≈ 1990)
Protection des décors et structures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Extérieurs du portail d'entrée, du corps de logis, des deux ailes en retour, des deux pavillons corniers et de l'ancien hôpital (cad. A 370 à 373) : inscription par arrêté du 21 mai 1990 ; Les deux escaliers monumentaux ; peintures murales du passage voûté d'entrée ; décor peint de la salle du premier étage du pavillon nord-est ; plafond peint de la salle du rez-de-chaussée de l'aile est (cad. A 371 à 373) : classement par arrêté du 21 mai 1990 ; Intérieurs : du portail d'entrée ; du corps de logis, des deux ailes en retour et des deux pavillons corniers ; de l'ancien hôpital. Sol des parcelles (cad. A 370 à 373) : inscription par arrêté du 26 mai 1994
Personnages clés
Pierre Gauvain (ou Gauvain de Mortemart) - Cardinal fondateur
Fonde le couvent en 1329.
Origine et histoire du Couvent des Carmes
Le couvent des Carmes de Mortemart a été fondé en 1329 par le cardinal Pierre Gauvain (ou Gauvain de Mortemart selon les sources) pour financer l’entretien d’un hôpital adjacent. Ce site, initialement médiéval, subit des pillages et dégradations lors des guerres franco-anglaises (XIVe siècle) et des guerres de Religion (XVIe siècle). Les conflits successifs laissèrent le couvent en ruine partielle, nécessitant des travaux majeurs.
Une campagne de reconstruction partielle est engagée à la fin du XVIIe siècle et se poursuit durant la première moitié du XVIIIe siècle. Les bâtiments, organisés en un quadrilatère autour d’une cour, incluaient une église (détruite en 1850), un cloître (vestiges démolis en 1935), et des ailes dotées de décors peints. L’aile sud, abritant l’église, fut rasée pour tracer une route départementale, tandis que ses lambris furent réemployés dans l’église paroissiale locale. Les éléments conservés, comme le porche-passage voûté (orné de cartouches et motifs floraux) ou les peintures murales datées de 1761, témoignent de cette période.
Le couvent bénéficie de multiples protections au titre des monuments historiques : classement en 1990 (pour les escaliers, peintures et plafonds peints) et inscriptions en 1990 et 1994 (pour les extérieurs, intérieurs et sols). Aujourd’hui, le site est partagé entre propriété communale et privée, avec des vestiges architecturaux et décoratifs encore visibles, comme la salle peinte du pavillon nord-est ou le plafond à la française de l’aile est.
Les sources mentionnent également des démolitions partielles au XIXe et XXe siècles : l’aile sud en 1850, les vestiges du cloître en 1935. Malgré ces pertes, le couvent reste un exemple significatif de l’architecture religieuse limousine, marquée par des reconstructions baroques et des décors intérieurs préservés.