Fondation de l’hôpital Saint-Louis 1303 (≈ 1303)
Créé par les Frères de la Charité Notre-Dame.
XIVe siècle
Construction de l’église
Construction de l’église XIVe siècle (≈ 1450)
Seul vestige médiéval subsistant aujourd’hui.
1641
Acquisition par les Carmes
Acquisition par les Carmes 1641 (≈ 1641)
Rebâtiment presque intégral du couvent.
1855
Transformation en caserne
Transformation en caserne 1855 (≈ 1855)
Destruction du cloître, ajout d’écuries.
1874
Cession au ministère de la Guerre
Cession au ministère de la Guerre 1874 (≈ 1874)
Utilisation militaire prolongée.
1994
Classement des éléments protégés
Classement des éléments protégés 1994 (≈ 1994)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise ; bâtiment sur la rue Vieille-de-Paris abritant les vestiges de l'ancienne galerie occidentale et de l'ancienne galerie méridionale du cloître ; façades et toitures du grand bâtiment d'habitation du XVIIe siècle sur la cour ; escalier en pierre et en bois du XVIIe siècle à l'intérieur de ce grand bâtiment d'habitation ; mur de clôture du jardin (cad. AI 111) : inscription par arrêté du 21 septembre 1994
Personnages clés
Frères de la Charité Notre-Dame - Ordre hospitalier médiéval
Fondateurs de l’hôpital Saint-Louis en 1303.
Carmes - Ordre religieux
Propriétaires et reconstructeurs du couvent (1641).
Origine et histoire du Couvent des Carmes
Le couvent des Carmes de Senlis trouve son origine dans l’ancien hôpital Saint-Louis, fondé en 1303 et géré par les Frères de la Charité Notre-Dame, appelés Bonshommes. De cette période médiévale, seule l’église subsiste, construite au XIVe siècle mais profondément remaniée aux XVIe et XIXe siècles. Ses éléments architecturaux, comme les chapiteaux, culs-de-lampe et clefs de voûte datant des XIVe–XVIe siècles, témoignent de son évolution stylistique. Le site, acquis par les Carmes en 1641, fut presque entièrement reconstruit au XVIIe siècle, ne conservant qu’un grand bâtiment d’habitation et des vestiges de la galerie ouest du cloître.
Après la Révolution, le couvent fut vendu comme bien national et transformé en quartier de cavalerie en 1855, entraînant la destruction du cloître et des remaniements majeurs, dont la construction d’écuries. Un escalier du XVIIe siècle, mêlant pierre et bois avec des balustres caractéristiques, subsiste dans le grand bâtiment. L’ensemble fut cédé au ministère de la Guerre en 1874. Aujourd’hui, les éléments protégés incluent l’église, des façades du XVIIe siècle, l’escalier historique et des vestiges des galeries du cloître, classés en 1994.
Situé en bordure de la courtine méridionale de l’enceinte médiévale de Senlis, le site illustre les réutilisations successives d’un monument religieux : de l’hospitalité médiévale à la caserne militaire, en passant par la vie conventuelle. Son architecture reflète ainsi près de six siècles d’histoire, marquée par des adaptations fonctionnelles et des destructions partielles. La localisation, bien que précise (1 Passage des Carmes), souffre d’une précision cartographique jugée a priori satisfaisante (note 7/10).