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Couvent des Carmes de Tours en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine religieux Couvent

Couvent des Carmes de Tours

  • 1 Rue des Tanneurs
  • 37000 Tours
Couvent des Carmes de Tours
Couvent des Carmes de Tours
Crédit photo : Edouard Gatian de Clérambault (1813-1917) - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
37000 Tours, 1 Rue des Tanneurs

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1470
Construction du couvent actuel
1791
Vente comme bien national
1824
Église devient Saint-Saturnin
8 juillet 1946
Inscription Monument Historique
1968
Démolition finale des vestiges
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades, les toitures et l'escalier : inscription par arrêté du 8 juillet 1946

Personnages clés

Hémon Raguier - Personnage inhumé Sépulture transférée aux Blancs-Manteaux en 1447.
Derouet Moreau - Architecte du XVIIIe siècle Répara l’église en 1785 avant sa vente.

Origine et histoire du Couvent des Carmes

Le couvent des Carmes de Tours, fondé au XIIIe siècle près de la Loire, fut reconstruit vers 1470 avec une église et des bâtiments claustraux. Agrandi après 1634, il devint un bien national en 1791 : la mairie de Tours détruisit cloître et bâtiments pour modifier la voirie, épargnant l’église, transformée en grange puis en paroisse Saint-Saturnin en 1824. Les Carmélites quittèrent définitivement le site en 1845 pour la rue des Ursulines.

En 1940, un incendie ravagea la chapelle pendant la Seconde Guerre mondiale. Les vestiges restants (deux ailes des XVe–XVIIe siècles et trois chapiteaux décorés) furent inscrits aux Monuments Historiques en 1946. Malgré cette protection, les derniers bâtiments furent démolis en 1968 pour l’aménagement du site universitaire des Tanneurs, ne laissant que l’ancienne église, désaffectée.

Les fouilles de 1967–1968 permirent de sauver trois chapiteaux du XVe siècle, aujourd’hui conservés par la Société archéologique de Touraine. Le couvent abritait aussi la sépulture d’Hémon Raguier (mort en 1433), transférée ultérieurement. Son emplacement initial, entre la rue des Tanneurs et les quais de Loire, est désormais occupé par des constructions modernes et des dépendances universitaires.

L’architecture combinait des éléments médiévaux (arcades murées) et classiques (aile septentrionale du XVIIe siècle). Les matériaux des bâtiments détruits en 1792 furent réutilisés pour des habitations, tandis que l’église, réparée à plusieurs reprises (notamment par l’architecte Derouet Moreau en 1785), survécut jusqu’à sa destruction en 1940. Les archives privées mentionnent des problèmes récurrents d’insalubrité (humidité, obscurité) dus à l’encaissement des bâtiments.

Le couvent illustre les transformations urbaines de Tours : d’abord lieu de culte et de vie monastique, il devint un enjeu immobilier post-révolutionnaire, puis une victime des aménagements du XXe siècle. Son histoire reflète aussi les tensions entre préservation patrimoniale (inscription de 1946) et modernisation, avec la disparition presque totale de ses vestiges au profit de l’université.

Liens externes

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