Frise chronologique
1611
Fondation du couvent
Fondation du couvent
1611 (≈ 1611)
Installation des Carmes autorisée par Marie de Médicis.
1613
Début des constructions
Début des constructions
1613 (≈ 1613)
Chapelle avec premier dôme de Paris.
2 septembre 1792
Massacres de Septembre
Massacres de Septembre
2 septembre 1792 (≈ 1792)
Mort d’une centaine de prêtres.
1910
Classement monument historique
Classement monument historique
1910 (≈ 1910)
Protection de l’église et de l’oratoire.
1919
Création du séminaire
Création du séminaire
1919 (≈ 1919)
Fondation par l’Institut catholique de Paris.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise avec ses chapelles ; oratoire dit du Chancelier : classement par arrêté du 22 janvier 1910
Personnages clés
| Marie de Médicis - Reine de France |
Autorisa l’installation des Carmes en 1611. |
| Nicolas Vivien - Maître des comptes |
Premier bienfaiteur, dona la maison initiale. |
| Pape Paul V - Souverain pontife |
Envoya les religieux carmes à Paris. |
| Cardinal Jean-Marie Lustiger - Archevêque de Paris |
Ancien élève du séminaire des Carmes. |
| Bienheureux Christian de Chergé - Moine trappiste |
Martyr de Tibhirine, formé aux Carmes. |
Origine et histoire
Le couvent des Carmes fut établi en 1611 à Paris, à l’angle de la rue Cassette et du chemin de Vaugirard, grâce à l’autorisation de Marie de Médicis et à un don de Nicolas Vivien, maître des comptes. Les religieux de l’ordre réformé de Notre-Dame du Mont-Carmel, envoyés par le pape Paul V, s’y installèrent après l’assassinat d’Henri IV. La construction du couvent et de sa chapelle, dotée du premier dôme parisien, débuta en 1613 pour répondre à l’exiguïté des locaux initiaux.
Durant la Révolution française, le couvent devint le théâtre des massacres de Septembre 1792, où une centaine de prêtres furent tués. Ces événements marquèrent la fin de sa vocation religieuse initiale. Après la tourmente révolutionnaire, les lieux furent réinvestis en 1797, mais leur usage évolua radicalement au XXe siècle.
En 1919, le séminaire des Carmes fut fondé sur ce site par l’Institut catholique de Paris, formant depuis des prêtres pour divers diocèses français. L’église Saint-Joseph-des-Carmes, classée monument historique en 1910, reste un vestige architectural majeur de cette histoire mouvementée. Le séminaire actuel prépare les étudiants à des diplômes canoniques, tout en perpétuant la mémoire des martyrs de 1792.
Le couvent est aussi lié à des figures ecclésiastiques marquantes, comme le cardinal Jean-Marie Lustiger ou le bienheureux Christian de Chergé, moine de Tibhirine. Ces personnalités illustrent l’héritage spirituel et intellectuel du lieu, entre tradition carmélitaine et modernité théologique.