Frise chronologique
1633
Fondation du couvent
Fondation du couvent
1633 (≈ 1633)
Création pour les Clarisses de Laval.
1680
Construction des bâtiments
Construction des bâtiments
1680 (≈ 1680)
Édification du couvent actuel.
1794
Incendie et réquisition
Incendie et réquisition
1794 (≈ 1794)
Détruit partiellement, devient prison militaire.
15 juillet 1965
Classement monument historique
Classement monument historique
15 juillet 1965 (≈ 1965)
Protection des façades et toitures.
2012
Ouverture de la galerie Bourgeois
Ouverture de la galerie Bourgeois
2012 (≈ 2012)
Intégration dans le pôle culturel.
16 décembre 2025
Inauguration de l’extension
Inauguration de l’extension
16 décembre 2025 (≈ 2025)
Auditorium et salles supplémentaires.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures des bâtiments d'un seul tenant entourant la cour du cloître, y compris la chapelle et le pavillon Nord (cad. AD 328) : inscription par arrêté du 15 juillet 1965
Personnages clés
| Jeanne Le Royer - Religieuse et prophétesse |
Vécut au couvent (1732–1798). |
Origine et histoire
Le couvent des Clarisses Urbanistes de Fougères, fondé en 1633, est construit en 1680 pour accueillir une communauté religieuse venue du monastère de Patience de Laval. Situé entre le centre-ville et le cimetière, il donne son nom à la rue des Urbanistes. Son architecture, typique du XVIIe siècle breton, mêle granite et schiste, avec un cloître partiellement détruit, une chapelle transformée en écurie pendant la Révolution, et des bâtiments organisés autour d’une cour rectangulaire. Le site, marqué par un incendie en 1794, sert alors de prison militaire et de caserne, altérant deux côtés du cloître.
La religieuse Jeanne Le Royer (1732–1798), connue pour ses prophéties, est l’une des figures associées au couvent. Classé monument historique le 15 juillet 1965, l’édifice est aujourd’hui un pôle culturel majeur de Fougères Agglomération : il accueille le conservatoire intercommunal de musique René Guizien, une école d’arts plastiques, et depuis 2012, la galerie Albert Bourgeois. Une extension contemporaine, incluant un auditorium de 120 places et des salles de danse, est prévue pour décembre 2025.
Architecturalement, le couvent se distingue par ses toits en ardoise, ses lucarnes à frontons alternativement triangulaires et circulaires, et une chapelle au transept saillant. La façade occidentale, percée d’une baie circulaire, et le pavillon nord-ouest à comble brisé illustrent le savoir-faire de l’époque. Les escaliers, l’un à jour donnant sur le cloître, l’autre tournant sans ouverture, reflètent une organisation monastique adaptée aux contraintes militaires lors de sa réutilisation révolutionnaire.
Les sources historiques, dont les travaux du chanoine Guillotin de Corson (1886) ou d’Achille Léon (1926), documentent son rôle religieux et social. Après des siècles de transformations, le couvent incarne à la fois le patrimoine franciscain breton et une reconversion réussie en équipement culturel public, géré par la collectivité territoriale.