Frise chronologique
25 novembre 1452
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
25 novembre 1452 (≈ 1452)
Fondation par le roi René.
30 août 1454
Achèvement des bâtiments
Achèvement des bâtiments
30 août 1454 (≈ 1454)
Construction initiale terminée.
1456
Installation des Cordeliers
Installation des Cordeliers
1456 (≈ 1456)
Arrivée des moines confirmée.
1596
Remplacement par les Récollets
Remplacement par les Récollets
1596 (≈ 1596)
Changement d'ordre monastique.
1794
Destruction de la chapelle Saint-Bernardin
Destruction de la chapelle Saint-Bernardin
1794 (≈ 1794)
Vendue pendant la Révolution.
4 octobre 1946
Classement Monument historique
Classement Monument historique
4 octobre 1946 (≈ 1946)
Protection officielle du couvent.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bâtiments et jardin : classement par arrêté du 4 octobre 1946
Personnages clés
| Roi René - Duc d'Anjou et fondateur |
Commanditaire du couvent en 1452. |
| François Rabelais - Écrivain et novice |
Résida au couvent (1510-1520). |
| Joachim du Bellay - Poète |
Habitué des lieux. |
| Henri IV - Roi de France |
Assista aux vêpres en 1598. |
| Maréchal de Brissac - Donateur |
Offrit l'autel du XVIIe siècle. |
Origine et histoire
Le couvent des Cordeliers d'Angers, aussi appelé couvent de la Baumette, fut fondé au XVe siècle par le roi René, duc d'Anjou et comte de Provence. Inspiré par le massif de Sainte-Baume en Provence, il choisit un site similaire près d'Angers, le roc de Chanzé, pour y ériger un monastère dédié à Sainte Marie Madeleine. La première pierre fut posée le 25 novembre 1452, et les travaux s'achevèrent en 1454. Les Cordeliers, déjà présents à Angers depuis le XIIIe siècle, s'y installèrent officiellement en 1456, avec une confirmation papale en 1467. Le roi René y fit aussi construire la chapelle Saint-Bernardin en centre-ville pour y abriter son cœur après sa mort.
En 1596, les Cordeliers furent remplacés par les Récollets, qui occupèrent les lieux jusqu'à la Révolution française. Pendant cette période, le couvent fut vendu comme bien national. En 1841, des restaurations révélèrent des décors peints remarquables, dont une Vierge de Pitié aux couleurs vives. Le site comprend un corps de logis avec réfectoire, cuisine et cloître du XVIIIe siècle, ainsi qu'une chapelle du XVe siècle conservant une voûte en châtaignier originale et un autel du XVIIe siècle offert par le maréchal de Brissac.
Plusieurs figures historiques y sont liées : François Rabelais, novice entre 1510 et 1520, en parle dans Gargantua, évoquant l'étable creusée dans le roc. Geoffroy d'Estissac, dont Rabelais fut secrétaire, y résida, tout comme le poète Joachim du Bellay. En 1598, Henri IV assista aux vêpres lors de la préparation de l'édit de Nantes. Classé Monument historique en 1946, le couvent abrite aujourd'hui des expositions culturelles et reste un témoignage architectural des XVe, XVIIe et XVIIIe siècles.
Devenir actuel
Le bâtiment principal est utilisé comme lieu d'expositions artistiques et culturelles.