Reconstruction post-incendie 1358-1370 (≈ 1364)
Refondation avec libéralités de Jeanne d’Évreux.
1er quart XIVe siècle
Fondation initiale
Fondation initiale 1er quart XIVe siècle (≈ 1425)
Création du couvent par les Franciscains.
1789-1799
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1789-1799 (≈ 1794)
Démantèlement partiel pendant la Révolution.
1994
Protection Monument Historique
Protection Monument Historique 1994 (≈ 1994)
Inscription des façades et dalles tumulaires.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades, toitures et charpentes des bâtiments est et sud de l'ancien couvent, y compris le porche, à l'exclusion des constructions adventices, ainsi que les dalles tumulaires (cad. XE 140, 141, 352, 483) : inscription par arrêté du 6 juin 1994
Personnages clés
Jeanne d’Évreux - Reine de France et bienfaitrice
Légua des libéralités pour sa fondation.
Saint Bonaventure - Théologien franciscain
Auteur de la règle suivie par les Cordeliers.
Origine et histoire du Couvent des Cordeliers
Le couvent des Cordeliers d’Évreux est un couvent franciscain fondé au 1er quart du XIVe siècle, sous l’impulsion de la reine Jeanne d’Évreux, qui lui légua des libéralités par testament. Ce monument, situé dans l’actuelle rue du Docteur-Guindey à Évreux (Eure), incarne l’architecture religieuse médiévale normande, marquée par le style gothique flamboyant. Il fut reconstruit après un incendie au début du XIVe siècle, puis profondément altéré lors de la Révolution française (1789-1799), où il fut vendu comme bien national et partiellement démantelé.
Ce couvent appartenait à la congrégation des Cordeliers, des Franciscains suivant une règle révisée au XIVe siècle par saint Bonaventure, moins austère que celle des Capucins. Il joua un rôle social majeur en accueillant les indigents et en fonctionnant comme un hôpital de bienfaisance, avant de décliner à la fin de l’Ancien Régime. Son histoire est aussi liée aux troubles du XIVe siècle, marqués par la guerre de Cent Ans et les épidémies de peste noire, comme en témoigne la mention d’un psautier d’Ingebruge copié par ses moines.
Architecturalement, le couvent est l’un des derniers vestiges franciscains médiévaux de Normandie. Ses façades, toitures et charpentes des bâtiments est et sud, ainsi que des dalles tumulaires, sont protégées depuis 1994 comme Monument Historique. Le site, divisé et mutilé au XIXe siècle, conserve cependant des éléments clés de son passé, notamment son porche gothique. Aujourd’hui, il illustre à la fois le patrimoine religieux normand et les mutations urbaines d’Évreux.