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Couvent des Cordeliers de Châlons-en-Champagne dans la Marne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Couvent

Couvent des Cordeliers de Châlons-en-Champagne

    Rue des Cordeliers
    51000 Châlons-en-Champagne
Propriété privée
Couvent des Cordeliers de Châlons-en-Champagne
Couvent des Cordeliers de Châlons-en-Champagne
Couvent des Cordeliers de Châlons-en-Champagne
Couvent des Cordeliers de Châlons-en-Champagne
Couvent des Cordeliers de Châlons-en-Champagne
Couvent des Cordeliers de Châlons-en-Champagne
Couvent des Cordeliers de Châlons-en-Champagne
Crédit photo : Garitan - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1222
Fondation du couvent
1245-1258
Transfert vers l’emplacement définitif
1518
Crise d’insubordination
1674
Construction du portail
1789
Saisie comme bien national
1825-1827
Accueil du grand séminaire
1934
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Porte monumentale sur rue : inscription par arrêté du 12 avril 1934

Personnages clés

Guillaume du Perche - Évêque de Châlons Fonda le couvent en 1222.
Michel le Papelard - Bourgeois donateur Finança chapelles et bâtiments conventuels.

Origine et histoire

Le couvent des Cordeliers de Châlons-en-Champagne fut fondé en 1222 à l’initiative de l’évêque Guillaume du Perche, sur l’emplacement de l’ancienne place des Filles-Dieu et de la chapelle Sainte-Barbe. Les religieuses furent relogées à l’hôpital du Saint-Esprit, tandis que le couvent intégrait aussi une chapelle du Saint-Sépulcre et un cloître. Ce site, initialement situé hors des murs de la ville sous le nom des Vieilles Cordelles, fut transféré entre 1245 et 1258 vers son emplacement définitif, grâce notamment aux dons d’un riche bourgeois, Michel le Papelard, qui finança la construction de la chapelle, des dortoirs, des enfermeries et de la cuisine.

Au XVIe siècle, le couvent connut une période de troubles : en 1518, l’insubordination des religieux devint si grave que les autorités locales, appuyées par le pape, durent intervenir par la force pour rétablir l’ordre. Un acte de 1612 confirme que les bâtiments appartenaient alors à la ville. Sous la Révolution française, le couvent fut saisi comme bien national et vendu. Dès 1789, une partie des locaux servit de casernement, puis, de 1825 à 1827, le site abrita provisoirement le grand séminaire. En raison de leur état de vétusté, les bâtiments furent progressivement détruits après 1829.

Aujourd’hui, seul subsiste le portail monumental, réalisé en 1674 en pierre de Savonnières, qui marquait l’entrée de l’église. Celle-ci, de plan allongé avec une nef et un collatéral nord, était construite en craie et pierre, plafonnée en bois, et dotée d’un clocher couvert de plomb et d’ardoises. Le cloître, couvert et doté d’un jardin central, reliait l’église aux bâtiments conventuels. La porte, classée Monument Historique par arrêté du 12 avril 1934, reste le dernier témoignage de ce patrimoine religieux champenois.

Liens externes