Fondation du couvent 1222 (≈ 1222)
L'évêque Guillaume du Perche fait construire le couvent.
1245-1258
Installation définitive
Installation définitive 1245-1258 (≈ 1252)
Les Cordeliers s'installent à leur emplacement définitif.
1518
Révolte des Cordeliers
Révolte des Cordeliers 1518 (≈ 1518)
Insubordination au sein de la communauté, nécessitant l'intervention des autorités.
1674
Construction du portail
Construction du portail 1674 (≈ 1674)
Réalisation du portail principal, seul vestige conservé.
1789
Saisie révolutionnaire
Saisie révolutionnaire 1789 (≈ 1789)
Les biens sont saisis et vendus comme biens nationaux.
1825-1827
Séminaire provisoire
Séminaire provisoire 1825-1827 (≈ 1826)
Le couvent abrita provisoirement le grand séminaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte monumentale sur rue : inscription par arrêté du 12 avril 1934
Personnages clés
Guillaume du Perche
Évêque ayant fait construire le couvent en 1222.
Michel le Papelard
Bourgeois ayant financé plusieurs bâtiments du couvent.
Charles de Birague
Personnage dont la tombe a été relevée par Roger de Gaignières.
Origine et histoire du Couvent des Cordeliers
Le couvent des Cordeliers est un ancien couvent situé à Châlons-en-Champagne (Marne). Son portail principal, réalisé en 1674, est le seul vestige conservé. Il se trouve rue des Cordeliers, qui porte son nom. Les Cordeliers sont présents à Châlons dès le deuxième quart du XIIIe siècle. Selon une source, l'évêque Guillaume du Perche fit construire le couvent en 1222. Ils occupèrent d'abord des bâtiments hors les murs, aux Vieilles Cordelles, puis s'installèrent à leur emplacement définitif entre 1245 et 1258. Plusieurs bâtiments furent érigés grâce au don du bourgeois Michel le Papelard ; sa pierre tombale, conservée aujourd'hui dans la cathédrale, indique qu'il fit construire la chapelle, les dortoirs, les enfermeries et la cuisine. Le couvent fut établi sur la place des Filles-Dieu, lesquelles furent relogées à l'Hôpital du Saint-Esprit, et il comprenait l'ancienne chapelle Sainte-Barbe, celle du Saint-Sépulcre et un cloître. En 1518, l'insubordination au sein de la communauté atteignit un tel degré que les autorités municipales, soutenues par le pape, durent employer la force pour rétablir l'ordre. Un acte de 1612 montre que les bâtiments appartenaient alors à la ville. Sous la Révolution, les biens furent saisis et vendus comme biens nationaux, et dès 1789 certains locaux servirent de casernement à une partie de la compagnie de Villeroi. Un document de 1791 décrit précisément l'ensemble des bâtiments et leur surface. De 1825 à 1827, le couvent abrita provisoirement le grand séminaire. Un projet de reconstruction des locaux fut préparé mais abandonné en raison de la vétusté et de l'effondrement de certains corps de bâtiment, et le reste des locaux fut détruit après 1829. Aujourd'hui, seule la porte subsiste. Sur une carte de 1755, l'ensemble est figuré en noir entre le pont des Archers et la porte du Jard. La tombe de Charles de Birague a été relevée par Roger de Gaignières.