Frise chronologique
1243
Fondation du couvent
Fondation du couvent
1243 (≈ 1243)
Terrain donné par le bourgeois Aubin.
1370
Construction de l'église
Construction de l'église
1370 (≈ 1370)
Édifice renommé pour ses vitraux et tombeaux.
1650
Effondrement de la voûte
Effondrement de la voûte
1650 (≈ 1650)
Reconstruction par Jean Braconnier ensuite.
1790
Destruction révolutionnaire
Destruction révolutionnaire
1790 (≈ 1790)
Monuments funéraires détruits, religieux chassés.
1946
Classement monument historique
Classement monument historique
1946 (≈ 1946)
Protection des vestiges et bâtiments restants.
2015
Réhabilitation en hôtel
Réhabilitation en hôtel
2015 (≈ 2015)
Rénovation par François Chatillon.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vestiges de l'ancienne église et du cloître ; bâtiment contenant l'ancien réfectoire (actuellement église) ; bâtiment du XVIIIe siècle, au Sud du cloître ; bâtiment du XIIIe siècle, à l'Est du cloître : inscription par arrêté du 6 mars 1946
Personnages clés
| Aubin - Bourgeois donateur |
Offrit le terrain en 1243. |
| Blanche de Bourgogne - Noble inhumée |
Tombeau dans l’église médiévale. |
| Jean Braconnier - Architecte |
Reconstruit l’église après 1650. |
| Georges Joly - Président au parlement |
Sépulture conservée au Musée des Beaux-Arts. |
| Jean Dubois - Sculpteur |
Auteur du tombeau de Georges Joly. |
| François Chatillon - Architecte contemporain |
Dirigea la rénovation de 2015. |
Origine et histoire
Le couvent des Cordeliers de Dijon fut fondé en 1243 sur un terrain offert par un bourgeois nommé Aubin, près de la rue Saint-Pierre (actuelle rue Pasteur). Deux petites églises y furent successivement construites en 1318 et 1334, dédiées à Notre-Dame. Dans les années 1370, les frères-mineurs édifièrent une église plus vaste, célèbre pour ses vitraux et ses tombeaux sculptés abritant des personnalités nobles, comme Blanche de Bourgogne et sa fille Jeanne de Savoie. L’édifice, mal construit, subit des réparations en 1421, puis un effondrement de la voûte en 1650, nécessitant une reconstruction presque totale par l’architecte Jean Braconnier. La nouvelle église fut consacrée en 1680 par l’évêque de Chalon.
Pendant la Révolution, en 1790, les monuments funéraires furent détruits et les religieux chassés. Le couvent, vendu comme bien national, fut partiellement rasé lors du percement des rues Franklin et Turgot en 1791. Seuls subsistèrent des vestiges des chapelles latérales, finalement abattues en 1869. En 1860, les Dominicains rachetèrent les ruines et restaurèrent le site, qui abritera une communauté religieuse jusqu’en 2002. Aujourd’hui, après réhabilitation, il accueille un hôtel et un cloître partiellement ouvert au public.
Le couvent joua un rôle central dans la vie dijonnaise sous l’Ancien Régime. De 1602 à la Révolution, les États de Bourgogne y tinrent leurs sessions triennales dans le réfectoire. Il abritait aussi les sépultures de nobles robins, comme Georges Joly, dont le tombeau sculpté par Jean Dubois est aujourd’hui exposé au Musée des Beaux-Arts de Dijon. Les Cordeliers étaient appréciés pour leur enseignement et leur Tiers-ordre franciscain, actif jusqu’au XVIIIe siècle.
Les vestiges (église, cloître, réfectoire et bâtiments des XIIIe et XVIIIe siècles) furent classés monuments historiques en 1946. Le site, rénové en 2015 sous la direction de l’architecte François Chatillon, allie désormais patrimoine et usage hôtelier, tout en conservant des espaces accessibles au public.