Frise chronologique
1247-1249
Fondation par les Franciscains
Fondation par les Franciscains
1247-1249 (≈ 1248)
Installation des Cordeliers à Dinan.
1251
Construction du couvent
Construction du couvent
1251 (≈ 1251)
Placé sous Notre-Dame des Vertus.
XIVe siècle
Mécénat de Charles de Blois
Mécénat de Charles de Blois
XIVe siècle (≈ 1450)
Dons et extensions architecturales.
1791
Fermeture révolutionnaire
Fermeture révolutionnaire
1791 (≈ 1791)
Vendu comme bien national.
1807
Rachat par l’abbé Berthier
Rachat par l’abbé Berthier
1807 (≈ 1807)
Rétablissement du collège ecclésiastique.
1930
Classement du portail
Classement du portail
1930 (≈ 1930)
Monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail : classement par arrêté du 29 décembre 1930
Personnages clés
| Henri d'Avaugour - Seigneur de Dinan |
Fondateur du couvent, y fut enterré. |
| Alain II d'Avaugour - Fils d’Henri d’Avaugour |
Poursuivit la construction du couvent. |
| Charles de Blois - Duc de Bretagne |
Mécène du couvent au XIVe siècle. |
| Abbé Berthier - Fondateur du collège (1804) |
Racheta le couvent après la Révolution. |
| François-René de Chateaubriand - Écrivain et homme politique |
Ancien élève du collège. |
| Robert Surcouf - Corsaire et armateur |
Ancien élève des Cordeliers. |
Origine et histoire
Le couvent des Cordeliers de Dinan fut fondé entre 1247 et 1249 par les Franciscains, aussi appelés Cordeliers, sur l’initiative d’Henri d’Avaugour, seigneur de Dinan. Ce dernier, de retour de Terre sainte, fit bâtir le couvent sur les ruines d’un château familial, en accomplissement d’un vœu. Il y prit l’habit monastique en 1278 et y fut enterré. Son fils, Alain II d’Avaugour, poursuivit les travaux, permettant au couvent d’accueillir jusqu’à une trentaine de religieux aux XVe et XVIe siècles.
En 1251, le couvent fut placé sous le patronage de Notre-Dame des Vertus. Au XIVe siècle, Charles de Blois, duc de Bretagne, soutint financièrement son développement en y ajoutant des salles, des cloîtres, et en offrant des œuvres d’art, dont une peinture miraculeuse de saint François d’Assise. Ce tableau, frappé par un chevalier sur ordre de Jean IV, aurait saigné, un événement commémoré aujourd’hui par un vitrail dans la chapelle de l’école.
Prospère jusqu’au XVIIIe siècle, le couvent déclina à la Révolution, ne comptant plus que sept moines en 1791. Fermé puis vendu comme bien national, il fut racheté en 1807 par l’abbé Berthier, qui y rétablit un collège ecclésiastique. Depuis 1804, le site abrite un établissement scolaire privé catholique, marqué par des rénovations majeures aux XIXe et XXe siècles, dont la construction de la chapelle en 1904 et des bâtiments Saint-Joseph (1956) et Notre-Dame (1961).
Parmi ses élèves illustres figurent des personnalités comme François-René de Chateaubriand, le corsaire Robert Surcouf, ou l’évêque Eugène Le Fer de La Motte. Le portail du couvent, chef-d’œuvre architectural orné de cordelières et de niches à statues, fut classé monument historique en 1930. Aujourd’hui, le collège-lycée des Cordeliers perpétue cette histoire en intégrant des éléments patrimoniaux, comme le vitrail du miracle ou l’argenterie liturgique conservée.
Le couvent illustre l’influence des Franciscains en Bretagne médiévale, mêlant spiritualité, pouvoir seigneurial et mécénat ducal. Son évolution en établissement scolaire au XIXe siècle reflète les transformations religieuses et éducatives de la France post-révolutionnaire, tout en préservant un patrimoine architectural et artistique remarquable.