Frise chronologique
XIIe siècle
Fondation du prieuré Saint-Ambroise
Fondation du prieuré Saint-Ambroise
XIIe siècle (≈ 1250)
Chapelle priorale construite, réutilisée ultérieurement.
1634
Construction du bâtiment conventuel
Construction du bâtiment conventuel
1634 (≈ 1634)
Date souvent citée comme fondation.
16 décembre 1790
Déclaration comme bien national
Déclaration comme bien national
16 décembre 1790 (≈ 1790)
Vente intervenue en février 1791.
1867
Installation d'une scierie
Installation d'une scierie
1867 (≈ 1867)
Dans le chœur de l’ancienne chapelle.
20 mars 1929
Inscription de la chapelle
Inscription de la chapelle
20 mars 1929 (≈ 1929)
Première protection au titre des monuments historiques.
13 novembre 1946
Protection étendue au couvent
Protection étendue au couvent
13 novembre 1946 (≈ 1946)
Hors bâtiments modernes annexes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancienne chapelle : inscription par arrêté du 20 mars 1929 ; Totalité des restes du couvent, à l'exception des bâtiments modernes annexes : inscription par arrêté du 13 novembre 1946
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage nommé dans les sources |
Les textes ne citent aucun acteur spécifique. |
Origine et histoire
Le couvent des Cordeliers de L'Île-Bouchard trouve ses origines dans une chapelle priorale du XIIe siècle, probablement liée au prieuré Saint-Ambroise mentionné dès cette époque. Ce prieuré, dont la chapelle pourrait avoir été réutilisée par les Cordeliers, était implanté sur la rive gauche de la Vienne, dans l’actuelle commune de L'Île-Bouchard. Les vestiges de cette chapelle, orientée ouest-est, incluent un transept partiellement conservé, un chœur à abside en cul-de-four, et des traces de fresques et bas-reliefs du XIIe siècle, comme une représentation de sirènes et de poissons.
Les Cordeliers s’installent probablement avant 1634, date à laquelle le bâtiment conventuel est construit. Ce dernier, orienté nord-sud, s’appuie sur le croisillon nord du transept de la chapelle. Le couvent, qui accueille aussi des pensionnaires ou détenus avant la Révolution, est déclaré bien national en 1790 et vendu en 1791. Les destructions ultérieures, notamment la disparition de la nef et du cloître, transforment le site : une scierie s’installe dans le chœur en 1867, tandis qu’un moulin cavier y est ajouté.
Au XXe siècle, les vestiges les plus anciens du couvent sont protégés au titre des monuments historiques : l’ancienne chapelle est inscrite en 1929, et l’ensemble des restes (hors bâtiments modernes) en 1946. Après la cessation d’activité de la scierie en 1957, le couvent devient une habitation privée. Les éléments subsistants, comme les arcades du rez-de-chaussée du bâtiment conventuel ou les peintures polychromes dégradées de la chapelle, témoignent de son histoire complexe, entre vie monastique, réutilisations industrielles et préservation patrimoniale.
L’architecture du site reflète ses deux périodes majeures : la chapelle romane, avec ses voûtes en berceau brisé et son abside renforcée de contreforts, contraste avec le bâtiment conventuel du XVIIe siècle, sobre et fonctionnel. Les modifications post-révolutionnaires, comme le massereau supportant la hucherolle du moulin, illustrent les adaptations successives du lieu. Malgré les pertes, le couvent reste un exemple significatif du patrimoine religieux tourangeau, marqué par les réformes monastiques et les bouleversements de la Révolution.