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Couvent des Cordeliers de La Cassine à Vendresse dans les Ardennes

Patrimoine classé Patrimoine religieux Couvent

Couvent des Cordeliers de La Cassine

    D12
    08160 Vendresse
Propriété privée
Couvent des Cordeliers de La Cassine
Couvent des Cordeliers de La Cassine
Couvent des Cordeliers de La Cassine
Couvent des Cordeliers de La Cassine
Couvent des Cordeliers de La Cassine
Couvent des Cordeliers de La Cassine
Couvent des Cordeliers de La Cassine
Couvent des Cordeliers de La Cassine
Crédit photo : NEUVENS Francis - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1571
Construction du château de La Cassine
1579
Fondation du couvent
1587
Occupation par les moines
XIXe siècle
Transformation en exploitation agricole
1930
Classement monument historique
2019
Sélection pour le Loto du Patrimoine
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ancienne église et le couvent : inscription par arrêté du 11 octobre 1930

Personnages clés

Louis de Gonzague - Prince de Mantoue Commanditaire du château et du couvent.
Henriette de Clèves - Épouse de Louis de Gonzague Proche de la reine Margot, co-initiatrice.
François de Gonzague - Cousin de Louis, franciscain Lien avec l’ordre des Cordeliers.
Jean-Nicolas Gendarme - Entrepreneur sidérurgiste Propriétaire ultérieur du château.

Origine et histoire

Le Couvent des Cordeliers de La Cassine, situé à La Cassine (aujourd’hui intégrée à Vendresse dans les Ardennes), fut édifié à proximité d’un château construit en 1571 par Louis de Gonzague, prince italien de Mantoue, et son épouse Henriette de Clèves, proche de la reine Margot. Le couvent, autorisé en 1579, fut occupé par des moines franciscains (Cordeliers) dès 1587, comme en témoigne la date gravée sur le pignon de l’église. Son architecture mêle simplicité (nef unique sans décor, charpente en berceau) et éléments Renaissance (remplages des fenêtres). Le dortoir des moines adopte la même structure voûtée que la nef.

À la Révolution française, les moines quittent les lieux, et le couvent est transformé en exploitation agricole au XIXe siècle. Le château voisin, endommagé par deux incendies (1927 et 1940), tombe en ruine, tandis que le couvent et son église sont inscrits aux monuments historiques en 1930. Au XXIe siècle, le département des Ardennes acquiert le site (2005) pour le préserver, avec l’appui de l’Association Culturelle du Château de la Cassine. Malgré un état dégradé (toitures non étanches), le couvent attire 30 000 visiteurs annuels grâce à des événements culturels (son et lumière, concerts, marchés locaux).

En 2019, le couvent intègre la liste des 121 monuments bénéficiant du Loto du Patrimoine, offrant l’espoir d’une restauration majeure. Son histoire reflète les liens entre aristocratie européenne (famille Gonzague), vie monastique et patrimoine rural ardennais. Aujourd’hui, il incarne à la fois un témoignage architectural de la Renaissance tardive et un enjeu de sauvegarde pour la région Grand Est.

Liens externes