Frise chronologique
1571
Construction du château de La Cassine
Construction du château de La Cassine
1571 (≈ 1571)
Par Louis de Gonzague et Henriette de Clèves.
1579
Fondation du couvent
Fondation du couvent
1579 (≈ 1579)
Autorisation donnée par les Gonzague.
1587
Occupation par les moines
Occupation par les moines
1587 (≈ 1587)
Date gravée sur l’église, début de la vie monastique.
XIXe siècle
Transformation en exploitation agricole
Transformation en exploitation agricole
XIXe siècle (≈ 1865)
Fin de la vocation religieuse après la Révolution.
1930
Classement monument historique
Classement monument historique
1930 (≈ 1930)
Inscription de l’église et du couvent.
2019
Sélection pour le Loto du Patrimoine
Sélection pour le Loto du Patrimoine
2019 (≈ 2019)
Projet de restauration lancé.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancienne église et le couvent : inscription par arrêté du 11 octobre 1930
Personnages clés
| Louis de Gonzague - Prince de Mantoue |
Commanditaire du château et du couvent. |
| Henriette de Clèves - Épouse de Louis de Gonzague |
Proche de la reine Margot, co-initiatrice. |
| François de Gonzague - Cousin de Louis, franciscain |
Lien avec l’ordre des Cordeliers. |
| Jean-Nicolas Gendarme - Entrepreneur sidérurgiste |
Propriétaire ultérieur du château. |
Origine et histoire
Le Couvent des Cordeliers de La Cassine, situé à La Cassine (aujourd’hui intégrée à Vendresse dans les Ardennes), fut édifié à proximité d’un château construit en 1571 par Louis de Gonzague, prince italien de Mantoue, et son épouse Henriette de Clèves, proche de la reine Margot. Le couvent, autorisé en 1579, fut occupé par des moines franciscains (Cordeliers) dès 1587, comme en témoigne la date gravée sur le pignon de l’église. Son architecture mêle simplicité (nef unique sans décor, charpente en berceau) et éléments Renaissance (remplages des fenêtres). Le dortoir des moines adopte la même structure voûtée que la nef.
À la Révolution française, les moines quittent les lieux, et le couvent est transformé en exploitation agricole au XIXe siècle. Le château voisin, endommagé par deux incendies (1927 et 1940), tombe en ruine, tandis que le couvent et son église sont inscrits aux monuments historiques en 1930. Au XXIe siècle, le département des Ardennes acquiert le site (2005) pour le préserver, avec l’appui de l’Association Culturelle du Château de la Cassine. Malgré un état dégradé (toitures non étanches), le couvent attire 30 000 visiteurs annuels grâce à des événements culturels (son et lumière, concerts, marchés locaux).
En 2019, le couvent intègre la liste des 121 monuments bénéficiant du Loto du Patrimoine, offrant l’espoir d’une restauration majeure. Son histoire reflète les liens entre aristocratie européenne (famille Gonzague), vie monastique et patrimoine rural ardennais. Aujourd’hui, il incarne à la fois un témoignage architectural de la Renaissance tardive et un enjeu de sauvegarde pour la région Grand Est.