Frise chronologique
1624
Fondation autorisée
Fondation autorisée
1624 (≈ 1624)
Lettres patentes de Louis XIII pour le couvent.
1790
État des bâtiments
État des bâtiments
1790 (≈ 1790)
Galerie du cloître en mauvais état.
1793
Reconversion industrielle
Reconversion industrielle
1793 (≈ 1793)
Fabrique d’indiennes jusqu’en 1848.
XIXe siècle
Incendie et destruction
Incendie et destruction
XIXe siècle (≈ 1865)
Église détruite, fin de la verrerie.
8 août 1973
Protection MH
Protection MH
8 août 1973 (≈ 1973)
Inscription des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du bâtiment conventuel (cad. AD 12) : inscription par arrêté du 8 août 1973
Personnages clés
| Louis XIII - Roi de France |
Autorise la fondation en 1624. |
| Jean Le Blanc - Procureur du Roi |
Fondateur du couvent avec Anquetil. |
| Marin Anquetil - Procureur du Roi |
Fondateur du couvent avec Le Blanc. |
| Jean Courcol - Fondateur |
Associé à la création du couvent. |
Origine et histoire
Le couvent des Cordeliers de Lyons-la-Forêt, édifié au XVIIe siècle, est autorisé par Louis XIII en 1624 via deux lettres patentes. Il est fondé par Jean Le Blanc, Marin Anquetil (procureurs du Roi) et Jean Courcol. Ce couvent, situé rue de la Rigole, est un exemple typique d’architecture religieuse de l’époque, avec un bâtiment conventuel rectangulaire et un cloître partiellement détruit.
En 1790, les bâtiments sont encore en bon état, à l’exception d’une galerie du cloître. Dès 1793, le couvent est reconverti en site industriel : une fabrique d’indiennes s’y installe jusqu’en 1848, suivie d’une verrerie. Un incendie détruit l’église au XIXe siècle, entraînant la vente des meubles et effets en 1798 après le passage des troupes révolutionnaires.
Aujourd’hui, il subsiste le bâtiment conventuel, transformé en logement, et les vestiges du cloître. Les façades et toitures du bâtiment sont protégées depuis 1973 par une inscription aux Monuments historiques. Ce site illustre la reconversion des édifices religieux après la Révolution, tout en conservant des traces de son passé médiéval et industriel.
Le couvent est localisé face à la rue de la Libération, délimité au nord-ouest par la rivière Lieure. Son plan rectangulaire, son soubassement ouvert sur un jardin et son étage caractéristique en font un témoignage architectural notable de la Normandie du XVIIe siècle. Les sources historiques, comme l’Inventaire topographique de 1976, confirment son importance patrimoniale.