Fondation franciscaine vers 1220 (≈ 1220)
Première implantation en Dauphiné attestée.
1792
Expulsion et vente
Expulsion et vente 1792 (≈ 1792)
Suppression des ordres religieux sous la Révolution.
1989
Classement MH
Classement MH 1989 (≈ 1989)
Inscription des vestiges au titre des monuments historiques.
2004
Découverte des fresques
Découverte des fresques 2004 (≈ 2004)
Fresques du XIVe siècle mises au jour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vestiges du croisillon Sud de l'église ; aile du cloître XVIIe siècle ; vestiges des bâtiments conventuels dans le prolongement du croisillon Sud (cad. AT 254) : inscription par arrêté du 3 mai 1989
Personnages clés
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Origine et histoire du Couvent des Cordeliers
Le couvent des Cordeliers de Moirans, implanté dans le département de l’Isère, marque la première présence des franciscains en Dauphiné vers 1220, comme l’atteste une inscription latine sur la porte de l’ancienne église : Prima domus ordinis sancti Francisci en Dalphinatu. Ce site religieux, symbole de l’expansion de l’ordre mendiant dans la région, joua un rôle spirituel et communautaire majeur jusqu’à la Révolution française.
En 1792, à la suite de la suppression des ordres religieux sous la Révolution, les moines furent expulsés et le couvent fut vendu comme bien national. Les bâtiments, partiellement démantelés, connurent alors une transformation progressive : une partie fut intégrée à une école adjacente, tandis que les vestiges restants – murs, portion du cloître du XVIIe siècle, et croisillon sud de l’église – tombèrent dans un état de dégradation avant d’être restaurés.
Les vestiges du couvent, inscrits aux monuments historiques en 1989, ont été réaménagés en un passage piéton accessible derrière la mairie de Moirans. En 2004, la découverte de fresques murales du XIVe siècle lors de travaux a déclenché un chantier de conservation, révélant un patrimoine artistique insoupçonné. Aujourd’hui, le site, propriété communale, allie mémoire historique et usage public, tout en préservant les traces de son passé franciscain.
L’ensemble protégé inclut spécifiquement le croisillon sud de l’église, une aile du cloître datée du XVIIe siècle, et des vestiges des bâtiments conventuels. Ces éléments, situés au 1 Place du Général de Gaulle, offrent un témoignage fragmentaire mais précieux de l’architecture religieuse médiévale et moderne en Dauphiné.