Frise chronologique
XIIIe siècle
Fondation du couvent
Fondation du couvent
XIIIe siècle (≈ 1350)
Installation des frères mineurs à Reims.
1450
Incendie de l'abbaye
Incendie de l'abbaye
1450 (≈ 1450)
Destruction suivie d'une reconstruction.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1791 (≈ 1791)
Transformation en filature après la Révolution.
1813
Démolition de l'église
Démolition de l'église
1813 (≈ 1813)
Disparition partielle du couvent.
1914-1918
Dégâts de la Première Guerre
Dégâts de la Première Guerre
1914-1918 (≈ 1916)
Vestiges représentés par des artistes.
21 novembre 1925
Protection des vestiges
Protection des vestiges
21 novembre 1925 (≈ 1925)
Inscription aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Couvent des Cordeliers (ruines du) : classement par arrêté du 21 novembre 1925
Personnages clés
| Guillaume de Joinville - Seigneur local |
Installa les frères mineurs près de son château. |
| Henri de Braine - Bienfaiteur |
Permit leur réinstallation en centre-ville. |
| Gaston Laplace - Artiste |
Représenta les vestiges en 1915. |
| Marie Perrier - Artiste |
Illustra les ruines en 1919. |
Origine et histoire
Le couvent des Cordeliers de Reims est un ancien couvent franciscain fondé au XIIIe siècle dans la ville de Reims. Les frères mineurs, populaires parmi les habitants, s’installent d’abord près du château de Guillaume de Joinville, avant d’être relogés dans le centre-ville par Henri de Braine après la destruction de leur premier bâtiment lors d’une révolte. Leur salle conventuelle sert alors de lieu de réunion pour le Conseil de ville et des congrégations de marchands, illustrant leur intégration dans la vie civique.
En 1450, un incendie ravage l’abbaye, qui est reconstruite et embellie par la suite. La Révolution française marque un tournant : en 1791, les 850 livres de la bibliothèque sont transférés à la bibliothèque municipale, et le couvent, vendu comme bien national, devient une filature. L’église est démolie en 1813, tandis que le reste du bâtiment est utilisé par les établissements Laîné en 1914. La Première Guerre mondiale cause d’importants dommages aux vestiges, immortalisés par des artistes comme Gaston Laplace (1915) et Marie Perrier (1919).
Après la guerre, les ruines ne sont pas reconstruites mais aménagées en square public, incluant une aire de jeux pour enfants. Depuis 1925, les vestiges sont protégés au titre des monuments historiques, préservant ainsi la mémoire de ce lieu emblématique de l’histoire religieuse et civile de Reims.