Frise chronologique
1451
Autorisation papale
Autorisation papale
1451 (≈ 1451)
Pape Nicolas V autorise la fondation.
1452
Fondation du couvent
Fondation du couvent
1452 (≈ 1452)
Par Guillaume de Saint-Loup et Jeanne de Choiseul.
1483
Consécration de l'église
Consécration de l'église
1483 (≈ 1483)
Dédiée à Notre-Dame-des-Anges.
1790
Fermeture révolutionnaire
Fermeture révolutionnaire
1790 (≈ 1790)
Quatre religieux restent sur place.
1791
Vente des biens
Vente des biens
1791 (≈ 1791)
Transformé en exploitation agricole.
1945
Inscription MH (couvent)
Inscription MH (couvent)
1945 (≈ 1945)
À l'exception de l'église.
1980
Classement MH (église)
Classement MH (église)
1980 (≈ 1980)
Protection totale du bâtiment.
2006
Début des restaurations
Début des restaurations
2006 (≈ 2006)
Par l'association Saône Lorraine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Couvent, à l'exception de l'église : inscription par arrêté du 20 juin 1945 ; Eglise (cad. AC 130) : classement par arrêté du 15 décembre 1980
Personnages clés
| Guillaume de Saint-Loup - Fondateur |
Commanditaire avec son épouse en 1452. |
| Jeanne de Choiseul - Fondatrice |
Épouse de Guillaume de Saint-Loup. |
| Jean II de Lorraine - Soutien politique |
Duc ayant appui la fondation. |
| Nicolas V - Pape |
Autorisa le couvent en 1451. |
| Claude Laillet - Supérieur en 1790 |
Dernier responsable avant la fermeture. |
| Erard du Châtelet - Bienfaiteur |
Dons en 1590 et 1662. |
Origine et histoire
Le couvent des Cordeliers des Thons a été fondé en 1452 à l’initiative de Guillaume de Saint-Loup et son épouse Jeanne de Choiseul, avec le soutien du duc Jean II de Lorraine. Autorisé par le pape Nicolas V en 1451, il fut construit par les frères mineurs de Dole au Petit-Thon, près de la frontière du diocèse de Besançon. L’église, dédiée à Notre-Dame-des-Anges, fut consacrée en 1483. Le couvent vivait grâce aux dons de seigneurs locaux (comme Mathieu de Saint-Loup ou Erard du Châtelet), aux rentes, et aux revenus agricoles. Ses comptes, tenus jusqu’en 1791, révèlent une gestion rigoureuse allouée à l’entretien, la nourriture des religieux, et leurs déplacements.
La Révolution française sonna le glas du couvent : fermé en 1790, il n’abritait plus que quatre religieux, dont le supérieur Claude Laillet, qui adhérèrent à l’Église constitutionnelle. Les biens furent vendus en 1791 et transformés en exploitation agricole. En 1812, le site fut divisé entre trois frères, expliquant les trois façades distinctes visibles aujourd’hui. L’église et une partie des bâtiments furent classés ou inscrits aux monuments historiques entre 1945 et 1980. Depuis 2006, l’association Saône Lorraine restaure le site pour y installer un musée d’art sacré et un pôle culturel.
Aujourd’hui, le couvent se distingue par son état de conservation exceptionnel pour un ensemble franciscain du nord-est. La partie nord, propriété de l’association, abrite les anciens logements des religieux, tandis que la partie centrale accueille un restaurant de spécialités vosgiennes, un musée (avec une cellule de cordelier reconstituée, une prison du XVIIIe siècle, et des expositions), et un cloître avec la fontaine Saint-François. La partie sud reste privée. Les travaux de restauration, comme ceux du chœur en 2019, visent à préserver ce patrimoine unique, témoin de cinq siècles d’histoire religieuse et locale.