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Couvent des Cordeliers des Thons aux Thons dans les Vosges

Patrimoine classé Patrimoine religieux Couvent

Couvent des Cordeliers des Thons

    Le Bourg
    88410 Les Thons
Propriété privée
Couvent des Cordeliers des Thons
Couvent des Cordeliers des Thons
Couvent des Cordeliers des Thons
Couvent des Cordeliers des Thons
Couvent des Cordeliers des Thons
Couvent des Cordeliers des Thons
Couvent des Cordeliers des Thons
Couvent des Cordeliers des Thons
Couvent des Cordeliers des Thons
Couvent des Cordeliers des Thons
Crédit photo : Patineurjul - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1451
Autorisation papale
1452
Fondation du couvent
1483
Consécration de l'église
1790
Fermeture révolutionnaire
1791
Vente des biens
1945
Inscription MH (couvent)
1980
Classement MH (église)
2006
Début des restaurations
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Couvent, à l'exception de l'église : inscription par arrêté du 20 juin 1945 ; Eglise (cad. AC 130) : classement par arrêté du 15 décembre 1980

Personnages clés

Guillaume de Saint-Loup - Fondateur Commanditaire avec son épouse en 1452.
Jeanne de Choiseul - Fondatrice Épouse de Guillaume de Saint-Loup.
Jean II de Lorraine - Soutien politique Duc ayant appui la fondation.
Nicolas V - Pape Autorisa le couvent en 1451.
Claude Laillet - Supérieur en 1790 Dernier responsable avant la fermeture.
Erard du Châtelet - Bienfaiteur Dons en 1590 et 1662.

Origine et histoire

Le couvent des Cordeliers des Thons a été fondé en 1452 à l’initiative de Guillaume de Saint-Loup et son épouse Jeanne de Choiseul, avec le soutien du duc Jean II de Lorraine. Autorisé par le pape Nicolas V en 1451, il fut construit par les frères mineurs de Dole au Petit-Thon, près de la frontière du diocèse de Besançon. L’église, dédiée à Notre-Dame-des-Anges, fut consacrée en 1483. Le couvent vivait grâce aux dons de seigneurs locaux (comme Mathieu de Saint-Loup ou Erard du Châtelet), aux rentes, et aux revenus agricoles. Ses comptes, tenus jusqu’en 1791, révèlent une gestion rigoureuse allouée à l’entretien, la nourriture des religieux, et leurs déplacements.

La Révolution française sonna le glas du couvent : fermé en 1790, il n’abritait plus que quatre religieux, dont le supérieur Claude Laillet, qui adhérèrent à l’Église constitutionnelle. Les biens furent vendus en 1791 et transformés en exploitation agricole. En 1812, le site fut divisé entre trois frères, expliquant les trois façades distinctes visibles aujourd’hui. L’église et une partie des bâtiments furent classés ou inscrits aux monuments historiques entre 1945 et 1980. Depuis 2006, l’association Saône Lorraine restaure le site pour y installer un musée d’art sacré et un pôle culturel.

Aujourd’hui, le couvent se distingue par son état de conservation exceptionnel pour un ensemble franciscain du nord-est. La partie nord, propriété de l’association, abrite les anciens logements des religieux, tandis que la partie centrale accueille un restaurant de spécialités vosgiennes, un musée (avec une cellule de cordelier reconstituée, une prison du XVIIIe siècle, et des expositions), et un cloître avec la fontaine Saint-François. La partie sud reste privée. Les travaux de restauration, comme ceux du chœur en 2019, visent à préserver ce patrimoine unique, témoin de cinq siècles d’histoire religieuse et locale.

Liens externes