Construction initiale Fin du XIIe siècle (≈ 1295)
Édification de la maison romane de plan trapézoïdal.
XVIe siècle
Ajout Renaissance
Ajout Renaissance XVIe siècle (≈ 1650)
Adjonction d'un étage et d'un portail Renaissance avec les armes des Arnault de Laborie.
1680
Conversion en couvent
Conversion en couvent 1680 (≈ 1680)
La maison est donnée à la congrégation des Dames de la Foi.
1792
Fin du couvent
Fin du couvent 1792 (≈ 1792)
Les religieuses quittent la maison à la suite de la Révolution.
Milieu du XIXe siècle
Fractionnement en logements
Fractionnement en logements Milieu du XIXe siècle (≈ 1950)
L'immeuble est divisé en logements locatifs et reçoit un entresol.
2011
Classement historique
Classement historique 2011 (≈ 2011)
La maison est classée au titre des monuments historiques.
2018
Restauration de la façade
Restauration de la façade 2018 (≈ 2018)
La façade de la maison est restaurée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La Maison en totalité (cad. BK 366) : classement par arrêté du 17 mars 2011
Personnages clés
Pierre Pontard
Évêque constitutionnel ayant logé dans la maison après la Révolution.
Arnault de Laborie
Famille bourgeoise ayant possédé la maison au XVIe siècle.
Origine et histoire du Couvent des Dames de la Foi
La maison dite « Maison des Dames de la Foi », située aux 4-6 rue des Farges à Périgueux, est une propriété privée inscrite dans le secteur sauvegardé de la rive droite de l'Isle. Implantée dans une rue médiévale qui a succédé à une ancienne voie romaine, elle a d'abord été une maison du Temple avant de devenir un hôtel particulier. Au fil des siècles, la demeure appartint à plusieurs familles bourgeoises et passa, au XVIe siècle, aux Arnault de Laborie ; le portail de style Renaissance porte leurs armes. L'intérieur fut réaménagé vers 1600 sans modifier la façade, puis, vers le milieu du XIXe siècle, l'immeuble fut fractionné en logements locatifs et recequit un entresol ainsi que des fenêtres rectangulaires modernes. Donnée en 1680 à la congrégation des Dames de la Foi, elle abrita un couvent destiné à la conversion de jeunes protestantes ; les religieuses y résidèrent jusqu'en 1792. Après la Révolution, l'évêque constitutionnel Pierre Pontard y eut un logement et, en 1795, la maison fut transformée en dépôt de mendicité avant de connaître d'autres propriétaires. Sur le plan architectural, il s'agit d'une maison romane de plan trapézoïdal dont les quatre murs porteurs sont conservés ; elle présentait à l'origine deux niveaux, modifiés au XVIe siècle par l'adjonction d'un étage et d'un mur de refend. Le décor est principalement concentré en façade. Une étude archéologique du bâti a mis au jour des peintures murales, surtout au premier étage primitif ; ces décors, inspirés du répertoire du Nouveau Testament, sont datables de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle. Le bâtiment a été racheté et réuni en une seule propriété avant d'être l'objet d'études et de travaux de restauration ; il a été classé au titre des monuments historiques le 17 mars 2011 et sa façade a été restaurée en 2018. La maison témoigne ainsi d'une longue histoire urbaine et architecturale, du Moyen Âge à l'époque contemporaine.