Frise chronologique
1247
Première mention écrite
Première mention écrite
1247 (≈ 1247)
« Maison du Temple » citée dans les registres.
4e quart XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
4e quart XIIe siècle (≈ 1287)
Édification par les Templiers ou ordre religieux.
25 août 1332
Vente à Hugo Peyroni
Vente à Hugo Peyroni
25 août 1332 (≈ 1332)
Transfert aux bourgeois par Arnaud de Serres.
1575–1581
Occupation protestante
Occupation protestante
1575–1581 (≈ 1578)
Transformée en forteresse pendant les guerres.
1680
Don aux Dames de la Foi
Don aux Dames de la Foi
1680 (≈ 1680)
Devenu couvent pour jeunes protestantes.
17 mars 2011
Classement monument historique
Classement monument historique
17 mars 2011 (≈ 2011)
Protection officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La Maison en totalité (cad. BK 366) : classement par arrêté du 17 mars 2011
Personnages clés
| Arnaud de Serres - Commandeur de l’Ordre de Saint-Jean |
Vend la maison en 1332. |
| Hugo Peyroni - Bourgeois de Périgueux |
Acheteur en 1332, ancêtre des propriétaires. |
| Bertrand du Guesclin - Connétable de France |
Y séjourne en 1376 selon la tradition. |
| François Arnault de La Borie - Chanoine et humaniste |
Propriétaire au XVIe siècle, victime des protestants. |
| Jordana Ségui - Héritière de la famille Ségui |
Propriétaire lors du passage de du Guesclin. |
Origine et histoire
Le couvent des Dames de la Foi, implanté à Périgueux en Dordogne, trouve ses origines au XIIe siècle, dans un contexte où la ville était un carrefour religieux et commercial. La première mention écrite date de 1247, sous le nom de « maison du Temple » située rue des Farges, alors axe majeur reliant la Cité au Puy-Saint-Front. Ce bâtiment appartenait initialement aux Templiers, avant d’être cédé en 1332 par Arnaud de Serres, commandeur de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, à un bourgeois local, Hugo Peyroni. L’acte de vente précise que la somme servirait à acquérir des terres à Marsac, marquant le transfert de propriété vers des familles bourgeoises influentes.
Au XIVe siècle, la maison passe entre les mains des héritiers de Peyroni, dont la fille Maria, épouse d’Hélie III Ségui. Leur descendance, notamment Marguerite Ségui et les alliances avec les familles Vernoilh et Amault de Golse, consolide son statut de bien immobilier prestigieux. En 1376, Bertrand du Guesclin y aurait séjourné lors de son passage à Périgueux, alors que la maison appartenait à Jordana Ségui. Les armoiries des Amault de Golse, visibles dans les caves, attestent de leur emprise sur les lieux jusqu’au XVIe siècle, quand la famille Arnault de Laborie en hérite par mariage. Leur blason orne toujours le portail Renaissance.
La maison subit des bouleversements pendant les guerres de Religion : en 1575, les protestants la pillent et la transforment en forteresse jusqu’en 1581. Restaurée vers 1600, elle reste dans la famille Arnault jusqu’en 1680, date à laquelle elle est donnée à la congrégation des Dames de la Foi, dédiée à la conversion des jeunes protestantes. Le couvent disparaît à la Rvolution (1792), et le bâtiment devient successivement résidence épiscopale, dépôt de mendicité, puis logements locatifs après des modifications structurelles au XIXe siècle. Classé monument historique en 2011, il révèle lors de fouilles en 2000 des peintures murales des XIIIe–XIVe siècles, et sa façade est restaurée en 2018.