Frise chronologique
1622
Fondation du couvent
Fondation du couvent
1622 (≈ 1622)
Lettre patente de Louis XIII
1624
Début des travaux
Début des travaux
1624 (≈ 1624)
Première pierre posée par l'évêque
1791
Fermeture révolutionnaire
Fermeture révolutionnaire
1791 (≈ 1791)
Refus du serment par les sœurs
1808
Réouverture du couvent
Réouverture du couvent
1808 (≈ 1808)
Après la période révolutionnaire
1831
Transformation en prison
Transformation en prison
1831 (≈ 1831)
Maison d'arrêt jusqu'en 1973
1980
Classement MH de la façade
Classement MH de la façade
1980 (≈ 1980)
Protection du patrimoine
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures à l'exception de celles de la partie du XIXe siècle en prolongement de l'aile Sud ; porte monumentale située rue du 13-Octobre anciennement au numéro 20 (cad. AE 36) : inscription par arrêté du 25 septembre 1980
Personnages clés
| Louis XIII - Roi de France |
Autorisa la fondation par lettre patente |
| Philibert de Brichanteau - Évêque de Laon |
Posa la première pierre en 1624 |
| René Larouilli - Commissaire du roi |
Choisit le lieu malgré l'opposition |
Origine et histoire
Le couvent des Dames de la Congrégation de Laon fut fondé en 1622 par lettre patente de Louis XIII, malgré l'opposition des bourgeois locaux. Les sœurs furent d'abord hébergées au Petit-saint-Vincent pendant la construction, qui débuta en 1624 avec la pose de la première pierre par l'évêque Philibert de Brichanteau. Ce dernier offrit des matériaux comme du bois et du plomb pour les travaux. Le couvent, voué à l'éducation des jeunes filles, comptait quatre cours, deux jardins et 80 chambres.
Fermé en 1791 par les autorités révolutionnaires après le refus des religieuses de prêter serment, le couvent fut transformé en 1794 : la chapelle devint un corps de garde, une salle de vote, puis une prison. En 1808, l'établissement rouvrit, mais la chapelle fut définitivement convertie en maison de justice et d'arrêt en 1831, fonction qu'elle conserva jusqu'en 1973. Malgré ces transformations, le plan initial du couvent, organisé autour d'un cloître, a été préservé dans son intégralité.
La façade de l'ancienne chapelle, en calcaire, fut classée aux Monuments historiques en 1980. Les autres bâtiments, en brique et pierre, couvrent un ensemble architectural cohérent, bien que partiellement modifié au XIXe siècle. Aujourd'hui, le site, propriété du département de l'Aisne, est en partie à l'abandon depuis 1973, mais conserve des éléments remarquables comme un portail daté de 1694 et une aile décorée de stucs, vestige probable du chœur des religieuses.