Fondation du couvent 1622 (≈ 1622)
Lettre patente autorisant la fondation du couvent.
1624
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre 1624 (≈ 1624)
L'évêque Philibert de Brichanteau pose la première pierre.
1632
Emménagement des religieuses
Emménagement des religieuses 1632 (≈ 1632)
Les religieuses emménagent dans le couvent.
1694
Construction du collège
Construction du collège 1694 (≈ 1694)
Édification d'un bâtiment destiné au collège de jeunes filles.
1794
Fermeture révolutionnaire
Fermeture révolutionnaire 1794 (≈ 1794)
Le couvent est fermé et transformé en corps de garde.
1808
Réouverture de la maison
Réouverture de la maison 1808 (≈ 1808)
La maison rouvre après la période révolutionnaire.
1831
Transformation en prison
Transformation en prison 1831 (≈ 1831)
L'architecte Ménard transforme le site en maison d'arrêt.
1973
Désaffectation de la prison
Désaffectation de la prison 1973 (≈ 1973)
La prison est désaffectée et les bâtiments sont abandonnés.
1980
Inscription à l'inventaire
Inscription à l'inventaire 1980 (≈ 1980)
La façade de l'ancienne chapelle est inscrite à l'inventaire des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures à l'exception de celles de la partie du XIXe siècle en prolongement de l'aile Sud ; porte monumentale située rue du 13-Octobre anciennement au numéro 20 (cad. AE 36) : inscription par arrêté du 25 septembre 1980
Personnages clés
Philibert de Brichanteau
Évêque ayant posé la première pierre et fait un don en bois et en plomb.
René Larouilli
Défenseur du projet d'implantation du couvent.
Ménard
Architecte départemental ayant transformé le site en maison d'arrêt en 1831.
Origine et histoire du Couvent des Dames
L'ancien couvent des Dames de la Congrégation Notre-Dame, situé 4 rue de la Congrégation à Laon (Aisne), a été édifié entre 1624 et 1633 pour une congrégation vouée à l'enseignement des jeunes filles. Fondé par lettre patente à la fin de 1622, le projet d'implantation fut défendu par René Larouilli tandis que les sœurs furent logées neuf années au Petit-Saint-Vincent pendant les travaux. La première pierre fut posée en 1624 par l'évêque Philibert de Brichanteau, dont les armes figurent au fronton de la chapelle placée sous l'invocation de saint Ignace ; il fit également un don en bois et en plomb. Les travaux se poursuivent les années suivantes, avec des mentions de 1627, et les religieuses emménagèrent en 1632. Le plan initial du couvent a été conservé dans son intégralité : l'église est orientée et l'ensemble des bâtiments conventuels s'organise autour du cloître. Au nord subsiste une aile en retour d'équerre, ornée de stucs, qui pourrait correspondre à l'ancien chœur des religieuses. En 1694 fut élevé, sur la rue du 13-Octobre-1918, un bâtiment destiné au collège de jeunes filles dont seul subsiste aujourd'hui le portail daté. L'autorité révolutionnaire ferma l'établissement et les religieuses, qui avaient refusé de prêter serment, furent chassées ; la maison ne rouvrit qu'en 1808. La chapelle, dédiée à saint Ignace, fut transformée en 1794 en corps de garde puis utilisée comme salle de vote, magasin de fourrages et prison. En 1831 l'architecte départemental Ménard transforma le site en maison d'arrêt et de justice, entraînant l'obturation des fenêtres, la construction d'appentis et d'un mur d'enceinte ; une caserne de gendarmerie fut édifiée sur le jardin, et des matériaux provenant de la tour dite de Louis d'Outremer auraient été réemployés. La prison fut désaffectée en 1973 et les bâtiments sont à l'abandon depuis cette date. L'ouverture de la rue Kennedy en 1960 a isolé le portail du collège du reste des constructions. La façade de l'ancienne chapelle a été inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1980.