Fondation du couvent 1230-1240 (≈ 1235)
Création par les chanoinesses augustiniennes.
1271
Construction salle capitulaire
Construction salle capitulaire 1271 (≈ 1271)
Seul vestige médiéval conservé aujourd’hui.
4 août 1792
Fermeture révolutionnaire
Fermeture révolutionnaire 4 août 1792 (≈ 1792)
Décret supprimant les couvents.
1793
Vente des biens
Vente des biens 1793 (≈ 1793)
Morcellement et dispersion du patrimoine.
1902
Réaménagement en gymnase
Réaménagement en gymnase 1902 (≈ 1902)
Par l’architecte Léon Baille.
1997
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1997 (≈ 1997)
Protection de la salle capitulaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancienne salle capitulaire (cad. AH 497) : inscription par arrêté du 30 avril 1997
Personnages clés
Antoine Margoüet - Architecte et expert
Estima les biens du couvent en 1792.
Léon Baille - Architecte
Transforma la salle capitulaire en gymnase (1902).
Jean-Jacques Mélair - Artiste
Auteur du retable de la Transfiguration (1697).
Origine et histoire du Couvent des Dames de Saint-Sauveur
Le couvent des Dames de Saint-Sauveur fut fondé à Perpignan entre 1230 et 1240 sous la règle de saint Augustin, comme monastère féminin. Ce couvent, situé dans le quartier Saint-Jacques, connut une expansion architecturale jusqu’au XIVe siècle. Il fonctionna jusqu’à la Révolution française, lorsque le décret d’août 1792 ordonna sa fermeture. Ses biens furent vendus en 1793, et ses bâtiments, morcelés, servirent à des usages variés : loges maçonniques, bains publics, ou encore gymnase après réaménagement par l’architecte Léon Baille en 1902.
La salle capitulaire, édifiée vers 1271, est le seul élément conservé du monastère original. De plan carré au rez-de-chaussée et octogonal à l’étage, elle était à la fois lieu de réunion et chapelle, avec une voûte nervurée et des baies en arc brisé. Le cloître gothique, quant à lui, disparut au XIXe siècle lors de la construction de l’École Normale Supérieure. Les retables de l’église, comme celui de la Transfiguration (1697), furent transférés à Vinça. Aujourd’hui, une partie du site accueille le campus Mailly de l’Université de Perpignan.
Classée aux Monuments historiques en 1997, la salle capitulaire illustre l’architecture religieuse médiévale. Le couvent, partiellement protégé par le Plan de Sauvegarde de Perpignan, incarne les transformations urbaines et culturelles de la ville, des chanoinesses augustiniennes aux réaffectations contemporaines. Son histoire reflète aussi les bouleversements révolutionnaires, avec la dispersion des religieuses et la vente des biens en 1793.
Au XIXe siècle, le site abritait des institutions éducatives (École Normale, Collège Jean Moulin) et des équipements publics comme des bains jusqu’en 1931. L’architecte Antoine Margoüet avait estimé les biens du couvent en 1792, avant leur morcellement. Les traces matérielles, comme la porte en arc brisé de l’impasse Zola, rappellent son passé monastique, tandis que les réutilisations successives témoignent de son ancrage dans la vie perpignanaise.