Frise chronologique
1686
Premier plan de l’hôtel de Soissons
Premier plan de l’hôtel de Soissons
1686 (≈ 1686)
Bâtiment repéré sur le plan de Caron.
1698
Fondation de l’institut
Fondation de l’institut
1698 (≈ 1698)
Transformation en couvent pour jeunes filles exilées.
1786
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1786 (≈ 1786)
Œuvre d’Antoine François Peyre en pierre de taille.
1850-1900 (approximatif)
Construction du bâtiment nord-ouest
Construction du bâtiment nord-ouest
1850-1900 (approximatif) (≈ 1875)
Ajout postérieur au XIXe siècle.
fin XVIIIe siècle
Extension du bâtiment nord-est
Extension du bâtiment nord-est
fin XVIIIe siècle (≈ 1895)
Agrandissement du couvent.
23 juillet 1937
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
23 juillet 1937 (≈ 1937)
Protection de la façade de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade de la chapelle avec péristyle sur rue : inscription par arrêté du 23 juillet 1937
Personnages clés
| Eugène Maurice de Soissons - Propriétaire initial |
Commanditaire de l’hôtel au XVIIe siècle. |
| Louis XIV - Fondateur de l’institut |
Créa le couvent à la demande de Jacques II. |
| Jacques II d’Angleterre - Initiateur du projet |
Demanda l’accueil des exilées catholiques. |
| Antoine François Peyre - Architecte de la chapelle |
Conçut la chapelle en 1786. |
Origine et histoire
Le couvent des Dames de Saint-Thomas de Saint-Germain-en-Laye trouve ses origines dans un hôtel particulier du XVIIe siècle, l’hôtel de Soissons, construit vers 1660-1680 pour Eugène Maurice de Soissons. Ce bâtiment, repéré sur le plan de Caron en 1686, fut transformé en 1698 en institut des dames hospitalières de Saint-Thomas-de-Villeneuve, sur initiative de Louis XIV. L’institut, fondé à la demande du roi Jacques II d’Angleterre en exil, avait pour mission d’éduquer les jeunes filles nobles catholiques irlandaises et écossaises fuyant les persécutions religieuses dans leurs pays.
La chapelle actuelle, œuvre de l’architecte Antoine François Peyre, fut érigée en 1786 dans un style néoclassique, avec une façade en pierre de taille. Le corps de bâtiment nord-est fut ajouté à la fin du XVIIIe siècle, tandis que les extensions nord-ouest datent probablement de la seconde moitié du XIXe siècle. La façade de la chapelle, dotée d’un péristyle, fut modifiée au XIXe siècle et classée Monument Historique par arrêté du 23 juillet 1937. Le site, aujourd’hui propriété d’une association, conserve ainsi les traces de son double héritage : un hôtel aristocratique du Grand Siècle et un couvent dédié à l’accueil des exilés.
L’institut illustre les liens étroits entre la monarchie française et les catholiques britanniques en exil après la Glorieuse Révolution (1688). Son architecture mêle les influences du classicisme français — visible dans la chapelle de Peyre — et les adaptations fonctionnelles liées à sa vocation éducative et religieuse. La localisation à Saint-Germain-en-Laye, ville royale proche de Versailles, renforçait son prestige et son accessibilité pour les pensionnaires étrangères.