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Couvent des Dominicains de Lille dans le Nord

Patrimoine classé Patrimoine religieux Couvent

Couvent des Dominicains de Lille

    7 Avenue Salomon
    59000 Lille
Propriété d'une association
Couvent des Dominicains de Lille
Couvent des Dominicains de Lille
Couvent des Dominicains de Lille
Couvent des Dominicains de Lille
Couvent des Dominicains de Lille
Couvent des Dominicains de Lille
Couvent des Dominicains de Lille
Couvent des Dominicains de Lille
Crédit photo : Peter Potrowl - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1224
Première installation des Dominicains
1580
Réinstallation intra-muros
1843
Restauration de l’Ordre
1869
Réinstallation rue Gambetta
1905
Expulsion par la loi
1927
Installation rue Brûle-Maison
1957
Consécration de l’église
1952-1964
Construction du couvent actuel
1999
Label *Patrimoine du XXe siècle*
7 mai 2002
Inscription aux monuments historiques
2003
Lancement de *Retraite dans la ville*
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le couvent (cad. AO 35) : inscription par arrêté du 7 mai 2002

Personnages clés

Pierre Pinsard - Architecte Concepteur principal du couvent.
Neil Hutchison - Architecte Associé à Pinsard pour le projet.
Hugo Vollmar - Architecte Contributeur au design contemporain.
Gérard Lardeur - Maître verrier Auteur des vitraux et oculi.
Michel Bous - Prieur dominicain Artisan de la construction actuelle.
Achille Liénart - Cardinal-évêque de Lille Consacre l’autel en 1957.
Père Lacordaire - Restaurateur de l’Ordre Relance les Dominicains en France.

Origine et histoire

Le couvent des Dominicains de Lille, aussi appelé couvent Saint-Thomas-d’Aquin, est un édifice religieux contemporain situé au 7, avenue Salomon, dans le quartier Saint-Maurice Pellevoisin. Premier monument labellisé « Patrimoine du XXe siècle » en 1999, il est inscrit aux monuments historiques depuis le 7 mai 2002. Conçu par les architectes Pierre Pinsard, Neil Hutchison et Hugo Vollmar, il allie brique, béton et verre, créant des jeux de lumière remarquables dans son église. L’ensemble, construit entre 1955 et 1964, reflète une simplicité architecturale en harmonie avec l’esprit dominicain.

La présence des Dominicains à Lille remonte à 1224, avec un couvent initialement situé hors des remparts, près de la porte Saint-Pierre. Détruit à plusieurs reprises par les guerres, il est reconstruit en 1580 dans la ville, avant d’être abandonné lors de la Révolution française. L’Ordre est restauré en France en 1843 par le père Lacordaire, et les Dominicains reviennent à Lille en 1869, s’installant rue Gambetta jusqu’à leur expulsion en 1905. Après un passage rue Brûle-Maison en 1927, la décision de construire un nouveau couvent est prise en 1952 sous l’impulsion du prieur Michel Bous.

Le couvent actuel s’organise autour d’un cloître ouvert sur un jardin de deux hectares, hérité d’une ancienne propriété bourgeoise. Il comprend quatre bâtiments principaux : l’église, le réfectoire, le bâtiment d’habitation et l’hôtellerie. L’église, cœur spirituel du couvent, est marquée par un voile de béton à double courbure et des vitraux de Gérard Lardeur, évoquant le « Logos éternel » de l’Évangile selon saint Jean. Elle accueille trois célébrations quotidiennes (laudes, messe, vêpres) et des concerts de musique sacrée.

Le réfectoire, conçu comme une extension symbolique de l’église, reprend son architecture avec une haute élévation et des verrières zénithales. Une chaire en béton y souligne l’importance de la lecture pendant les repas, renforçant le lien entre prière et vie communautaire. Le bâtiment d’habitation, de forme parallélépipédique, abrite quarante cellules de frères sur trois étages, ainsi qu’un atrium, une salle commune et une bibliothèque au rez-de-chaussée.

L’hôtellerie, en forme de L, accueille des salles de conférence et des chambres pour les visiteurs, tandis que l’ancien noviciat, aujourd’hui transformé en foyer d’étudiants laïcs (« La clairière »), conserve une structure cloîtrée indépendante. Les bâtiments sont reliés par des galeries vitrées, créant des axes perpendiculaires qui délimitent six patios. Le jardin, antérieur au couvent, offre un havre de paix avec des arbres centenaires et accueille des événements culturels.

Depuis 2003, le couvent propose « La Retraite dans la ville », une série de 40 méditations quotidiennes envoyées par email, attirant plus de 65 000 participants en 2012. Des visites guidées sont organisées lors des Journées européennes du patrimoine, et des concerts y sont régulièrement programmés, comme l’exécution du « Gloria » de Vivaldi par l’Ensemble Janequin de Lille.

Devenir actuel

Des visites guidées sont organisées chaque année par les frères du couvent, dans le cadre des Journées européennes du patrimoine.

Liens externes