Frise chronologique
1224
Première installation des Dominicains
Première installation des Dominicains
1224 (≈ 1224)
Création du couvent près de la porte Saint-Pierre.
1580
Réinstallation intra-muros
Réinstallation intra-muros
1580 (≈ 1580)
Autorisation d’un couvent dans la ville.
1843
Restauration de l’Ordre
Restauration de l’Ordre
1843 (≈ 1843)
Retour des Dominicains en France par Lacordaire.
1869
Réinstallation rue Gambetta
Réinstallation rue Gambetta
1869 (≈ 1869)
Nouveau couvent jusqu’en 1905.
1905
Expulsion par la loi
Expulsion par la loi
1905 (≈ 1905)
Application de la séparation Églises-État.
1927
Installation rue Brûle-Maison
Installation rue Brûle-Maison
1927 (≈ 1927)
Maison bourgeoise transformée en couvent.
1957
Consécration de l’église
Consécration de l’église
1957 (≈ 1957)
Par le cardinal Achille Liénart.
1952-1964
Construction du couvent actuel
Construction du couvent actuel
1952-1964 (≈ 1958)
Dirigée par le prieur Michel Bous.
1999
Label *Patrimoine du XXe siècle*
Label *Patrimoine du XXe siècle*
1999 (≈ 1999)
Premier monument labellisé en France.
7 mai 2002
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
7 mai 2002 (≈ 2002)
Protection officielle de l’ensemble.
2003
Lancement de *Retraite dans la ville*
Lancement de *Retraite dans la ville*
2003 (≈ 2003)
Méditations quotidiennes en ligne.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le couvent (cad. AO 35) : inscription par arrêté du 7 mai 2002
Personnages clés
| Pierre Pinsard - Architecte |
Concepteur principal du couvent. |
| Neil Hutchison - Architecte |
Associé à Pinsard pour le projet. |
| Hugo Vollmar - Architecte |
Contributeur au design contemporain. |
| Gérard Lardeur - Maître verrier |
Auteur des vitraux et oculi. |
| Michel Bous - Prieur dominicain |
Artisan de la construction actuelle. |
| Achille Liénart - Cardinal-évêque de Lille |
Consacre l’autel en 1957. |
| Père Lacordaire - Restaurateur de l’Ordre |
Relance les Dominicains en France. |
Origine et histoire
Le couvent des Dominicains de Lille, aussi appelé couvent Saint-Thomas-d’Aquin, est un édifice religieux contemporain situé au 7, avenue Salomon, dans le quartier Saint-Maurice Pellevoisin. Premier monument labellisé « Patrimoine du XXe siècle » en 1999, il est inscrit aux monuments historiques depuis le 7 mai 2002. Conçu par les architectes Pierre Pinsard, Neil Hutchison et Hugo Vollmar, il allie brique, béton et verre, créant des jeux de lumière remarquables dans son église. L’ensemble, construit entre 1955 et 1964, reflète une simplicité architecturale en harmonie avec l’esprit dominicain.
La présence des Dominicains à Lille remonte à 1224, avec un couvent initialement situé hors des remparts, près de la porte Saint-Pierre. Détruit à plusieurs reprises par les guerres, il est reconstruit en 1580 dans la ville, avant d’être abandonné lors de la Révolution française. L’Ordre est restauré en France en 1843 par le père Lacordaire, et les Dominicains reviennent à Lille en 1869, s’installant rue Gambetta jusqu’à leur expulsion en 1905. Après un passage rue Brûle-Maison en 1927, la décision de construire un nouveau couvent est prise en 1952 sous l’impulsion du prieur Michel Bous.
Le couvent actuel s’organise autour d’un cloître ouvert sur un jardin de deux hectares, hérité d’une ancienne propriété bourgeoise. Il comprend quatre bâtiments principaux : l’église, le réfectoire, le bâtiment d’habitation et l’hôtellerie. L’église, cœur spirituel du couvent, est marquée par un voile de béton à double courbure et des vitraux de Gérard Lardeur, évoquant le « Logos éternel » de l’Évangile selon saint Jean. Elle accueille trois célébrations quotidiennes (laudes, messe, vêpres) et des concerts de musique sacrée.
Le réfectoire, conçu comme une extension symbolique de l’église, reprend son architecture avec une haute élévation et des verrières zénithales. Une chaire en béton y souligne l’importance de la lecture pendant les repas, renforçant le lien entre prière et vie communautaire. Le bâtiment d’habitation, de forme parallélépipédique, abrite quarante cellules de frères sur trois étages, ainsi qu’un atrium, une salle commune et une bibliothèque au rez-de-chaussée.
L’hôtellerie, en forme de L, accueille des salles de conférence et des chambres pour les visiteurs, tandis que l’ancien noviciat, aujourd’hui transformé en foyer d’étudiants laïcs (« La clairière »), conserve une structure cloîtrée indépendante. Les bâtiments sont reliés par des galeries vitrées, créant des axes perpendiculaires qui délimitent six patios. Le jardin, antérieur au couvent, offre un havre de paix avec des arbres centenaires et accueille des événements culturels.
Depuis 2003, le couvent propose « La Retraite dans la ville », une série de 40 méditations quotidiennes envoyées par email, attirant plus de 65 000 participants en 2012. Des visites guidées sont organisées lors des Journées européennes du patrimoine, et des concerts y sont régulièrement programmés, comme l’exécution du « Gloria » de Vivaldi par l’Ensemble Janequin de Lille.
Devenir actuel
Des visites guidées sont organisées chaque année par les frères du couvent, dans le cadre des Journées européennes du patrimoine.