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Couvent des Feuillants à Paris à Paris 1er dans Paris 1er

Patrimoine classé Couvent

Couvent des Feuillants à Paris

    229 à 235 Rue Saint-Honoré
    75001 Paris 1er Arrondissement
Propriété privée
Couvent des Feuillants à Paris
Couvent des Feuillants à Paris
Couvent des Feuillants à Paris
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Couvent des Feuillants à Paris
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Couvent des Feuillants à Paris
Couvent des Feuillants à Paris
Crédit photo : Jospe - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1587
Fondation du couvent
1608
Consécration de l'église
1624
Façade de Mansart
1790
Sécularisation révolutionnaire
1801-1802
Démolition partielle
1987
Classement des vestiges
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures sur rue et sur cour : inscription par arrêté du 1er juillet 1987

Personnages clés

Henri III - Roi de France Fonda le couvent en 1587.
François Mansart - Architecte Conçut la façade de l’église en 1624.
Jacques-Louis David - Peintre Utilisa la nef pour *Le Serment du jeu de paume*.
Denis Antoine - Architecte Conçut les immeubles de rapport (1776-1782).
Jean de La Barrière - Réformateur des Feuillants Inspira la règle monastique stricte.
André Le Nôtre - Jardinier Conçut les jardins en 1666.

Origine et histoire

Le couvent des Feuillants, officiellement nommé monastère royal de Saint-Bernard, fut fondé en 1587 par Henri III pour les religieux cisterciens réformés. Installé rue Saint-Honoré, il devint un symbole de la Contre-Réforme, bénéficiant du soutien des Bourbons, notamment Henri IV et Louis XIII, qui financèrent son église et sa façade monumentale conçue par François Mansart.

Sous la Révolution, le couvent fut sécularisé en 1790 et devint un lieu politique, abritant le Club des Feuillants et servant d’atelier à Jacques-Louis David pour Le Serment du jeu de paume. L’église, dépouillée de ses œuvres d’art, fut démolie sous le Consulat pour percer la rue de Rivoli, ne laissant que des immeubles de rapport (nos 229-235 rue Saint-Honoré) et le chevet arrondi de l’église, encore visibles aujourd’hui.

L’architecture du couvent mêlait tradition gothique et innovations baroques, avec une nef flanquée de chapelles latérales et un cloître décoré de fresques. Parmi ses trésors, on comptait des tombes de nobles (famille de Rostaing, Marillac) et des œuvres de Simon Vouet ou Philippe de Buyster. La bibliothèque, riche de 24 000 volumes, et l’apothicairerie aux boiseries sculptées témoignaient de son prestige.

Les jardins, conçus par André Le Nôtre en 1666, complétaient cet ensemble avant sa destruction progressive à partir de 1801. Les vestiges actuels, classés Monuments historiques en 1987, rappellent son importance religieuse et son rôle dans l’histoire politique française.

Le couvent fut aussi un lieu de sépulture pour des figures comme Jean Goulu, ennemi littéraire de Balzac, ou des cœurs de nobles (famille de Roquelaure). Son réfectoire abritait des toiles de Jean II Restout, aujourd’hui dispersées entre le Louvre et Saint-Roch. La chapelle des Rostaing, ornée de priants en marbre, fut immortalisée par Louis Daguerre avant la démolition.

La fin du couvent s’inscrit dans les grands travaux haussmanniens, avec la création de la rue de Castiglione et la disparition de son portail classique, dessiné par Libéral Bruand. Seul l’immeuble néoclassique de Denis Antoine (1776-1782) subsiste, témoin de son passé monastique et révolutionnaire.

Liens externes