Frise chronologique
1280
Fondation du couvent
Fondation du couvent
1280 (≈ 1280)
Création par les Dominicains avec Éléonore de Castille.
1569
Destruction partielle
Destruction partielle
1569 (≈ 1569)
Attaque des troupes huguenotes de Montgommery.
1686
Antonin Cloche maître général
Antonin Cloche maître général
1686 (≈ 1686)
Saint-séverin dirige l’ordre dominicain.
XVIIe siècle (1ère moitié)
Restauration du cloître
Restauration du cloître
XVIIe siècle (1ère moitié) (≈ 1750)
Travaux en style roman languedocien.
1867
Rénovation par Ozanne
Rénovation par Ozanne
1867 (≈ 1867)
Intervention de l’architecte départemental.
1971
Classement monument historique
Classement monument historique
1971 (≈ 1971)
Protection de l’église et du cloître.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle ; cloître avec son étage (cad. S 191) : classement par arrêté du 6 janvier 1971 ; Bâtiments de l'ancien couvent sauf parties classées (cad. S 190, 191, 193) : inscription par arrêté du 6 janvier 1971
Personnages clés
| Éléonore de Castille - Reine d’Angleterre et duchesse d’Aquitaine |
Soutien à la fondation en 1280. |
| Montgommery - Chef huguenot |
Responsable des destructions en 1569. |
| Antonin Cloche - Maître général des Dominicains |
Restauration du couvent au XVIIe siècle. |
| Alexandre Ozanne - Architecte départemental |
Rénovation du monument en 1867. |
Origine et histoire
Le couvent des Jacobins de Saint-Sever est un ancien couvent dominicain fondé en 1280 grâce au soutien d’Éléonore de Castille, épouse d’Édouard Ier, roi-duc d’Angleterre, durant la période de domination anglaise en Aquitaine. Ce monument illustre l’influence des Dominicains, surnommés « Jacobins » en France après leur installation à Paris en 1218. Le site combine des éléments gothiques, comme la salle capitulaire et le réfectoire du XIIIe siècle, et des restaurations en style roman languedocien, notamment le cloître en briques roses du XVIIe siècle.
Pendant les guerres de Religion, en 1569, les troupes huguenotes de Montgommery endommagent partiellement le couvent. Il est restauré au XVIIe siècle sous l’impulsion du père Antonin Cloche, un saint-séverin devenu maître général de l’ordre dominicain en 1686. Les travaux concernent alors le cloître et les ailes sud et ouest, mêlant briques roses et pierres. Une rénovation supplémentaire est menée en 1867 par l’architecte départemental Alexandre Ozanne.
Après la Révolution française, le couvent change plusieurs fois d’affectation : école, collège, caserne des pompiers, ou marché au gras. Depuis les années 1970, il accueille des manifestations culturelles et abrite le musée d’art et d’histoire du Cap de Gascogne, retraçant l’histoire de Saint-Sever, ancienne capitale de la Gascogne. L’église, à nef unique et chevet plat, ainsi que le cloître, sont classés monuments historiques depuis 1971.
Aujourd’hui, le site reste un lieu vivant pour la ville, hébergeant des expositions annuelles comme Varietas Florum en avril ou une exposition artisanale en août. La salle capitulaire, ornée d’une fresque de 1335 représentant saint Dominique, et le réfectoire, avec ses vestiges médiévales, témoignent de son riche passé religieux et architectural.
Le couvent symbolise aussi les transformations politiques et sociales de la région, passant d’un lieu de culte dominicain à un espace polyvalent, reflétant les besoins changeants de la communauté saint-séverine à travers les siècles.