Frise chronologique
1481
Fondation du couvent
Fondation du couvent
1481 (≈ 1481)
Don de Jean de Le Cambe pour filles repenties.
1532
Gestion par les sœurs de Saint-Omer
Gestion par les sœurs de Saint-Omer
1532 (≈ 1532)
Autorisation de soigner les malades en ville.
1763
Extension pour femmes « déréglées »
Extension pour femmes « déréglées »
1763 (≈ 1763)
Achat d’une maison voisine pour séquestration.
17 mai 1974
Classement monument historique
Classement monument historique
17 mai 1974 (≈ 1974)
Protection des façades et toitures existantes.
années 1990
Rénovation par la ville
Rénovation par la ville
années 1990 (≈ 1990)
Transformation en bureaux et logements.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures sur rue et sur cour du bâtiment sur rue au numéro 41 ; façade sur rue et toiture correspondante de l'ancienne chapelle au numéro 39 (cad. KS 81) : inscription par arrêté du 17 mai 1974
Personnages clés
| Jean de Le Cambe (dit Gantois) - Fondateur du couvent |
Dona la propriété en 1481. |
Origine et histoire
Le couvent des Madelonnettes de Lille, situé au 39-41 rue de la Barre, fut fondé en 1481 par Jean de Le Cambe, dit Gantois. Ce dernier offrit une propriété à la ville pour y accueillir des « filles de légère vie » souhaitant se repentir, sous l’égide de l’ordre des filles de Marie Madeleine. L’objectif était de leur offrir un lieu de retraite pour « amender leur vie au salut de leur âme ». En 1532, le Magistrat de Lille confia la gestion de l’établissement aux sœurs de la Madeleine de Saint-Omer, leur permettant également de soigner les malades en ville.
En 1763, le couvent acquit une maison voisine pour y enfermer, à la demande des familles, des femmes et filles jugées de « conduite déréglée ». La Révolution française entraîna sa fermeture. De 1802 à 1967, les lieux abritèrent l’Administration des Hospices civils de Lille. Rachat par le Ministère de l’Intérieur pour en faire un hôtel de police, les bâtiments se dégradèrent avant d’être repris par la ville dans les années 1990 pour être transformés en bureaux et logements.
Le site conserve aujourd’hui des vestiges remarquables : un bâtiment du XVIIe siècle et la façade néoclassique de l’ancienne chapelle. Classé monument historique depuis le 17 mai 1974, il est desservi par la station de métro Rihour. Son histoire reflète les évolutions sociales et religieuses de Lille, des pratiques charitables médiévales à la gestion moderne du patrimoine.