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Couvent des Minimes d'Aubeterre-sur-Dronne en Charente

Patrimoine classé Patrimoine religieux Couvent

Couvent des Minimes d'Aubeterre-sur-Dronne

  • 5314 Rue Pierre Véry 
  • 16390 Aubeterre-sur-Dronne
Couvent des Minimes dAubeterre-sur-Dronne
Couvent des Minimes dAubeterre-sur-Dronne
Couvent des Minimes dAubeterre-sur-Dronne
Couvent des Minimes dAubeterre-sur-Dronne
Couvent des Minimes dAubeterre-sur-Dronne
Crédit photo : JLPC - Sous licence Creative Commons
Propriété d'un établissement public communal
16390 Aubeterre-sur-Dronne, 5314 Rue Pierre Véry 

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
15 août 1617
Pose de la première pierre
1626
Installation des Minimes
1742
Cession de l'hôpital
1960
Transformation en hospice
29 août 1991
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Couvent des Minimes (cad. AB 433, 192) : inscription par arrêté du 29 août 1991

Personnages clés

Hippolyte Bourchard - Fondateur et seigneur local Commanditaire du couvent en 1617.
François d'Esparbès de Lussan - Cofondateur et marquis Initiateur du projet éducatif et funéraire.

Origine et histoire du Couvent des Minimes

Le couvent des Minimes d'Aubeterre-sur-Dronne fut fondé en 1617 par Hippolyte Bourchard et François d'Esparbès de Lussan, seigneurs locaux, pour servir à la fois de sépulture familiale et d’établissement d’enseignement pour le marquisat. La première pierre de la chapelle, dédiée à Notre-Dame de l’Assomption, fut posée le 15 août 1617, marquant le début d’un chantier qui vit les religieux s’y installer définitivement en 1626. Le couvent intégra également un hôpital précédemment géré par les Cordeliers, avant de le céder en 1742 aux religieuses de Sainte-Marthe. Son organisation spatiale, en quadrilatère à deux niveaux autour d’un cloître, reflète une architecture conventuelle classique, avec des arcatures rythmant les galeries intérieures et une chapelle enrichie d’un retable en pierre blanche et de voûtes sur croisées d’ogives.

Depuis la Révolution française, le couvent a connu des usages variés, reflétant les mutations de la société : école libre, gendarmerie, mairie, puis hospice à partir de 1960. Les transformations successives ont altéré partiellement les élévations nord et est, ainsi que la structure globale, mais certains éléments originels subsistent, comme une bretèche, des baies du XVIIIe siècle et un portail du XVIIe siècle sur les façades est et sud. Le rez-de-chaussée conserve des salles voûtées, tandis que la chapelle, initialement flanquée de chapelles latérales à l’ouest, témoigne encore de son faste passé par ses décors sculptés. Classé Monument Historique en 1991, le site reste propriété d’un établissement public communal, bien que son état actuel et ses conditions de visite ne soient pas précisés dans les sources.

L’histoire du couvent s’inscrit dans le contexte plus large des fondations religieuses de la Contre-Réforme en France, où les ordres mendiants comme les Minimes – issus de la réforme franciscaine – jouaient un rôle clé dans l’éducation, les soins et l’encadrement spirituel des populations. À Aubeterre-sur-Dronne, ville stratégique à la frontière entre Poitou et Angoumois, le couvent participait aussi à l’affirmation du pouvoir seigneurial local, comme en témoignent les noms de ses fondateurs, issus de familles nobles influentes. La transmission de l’hôpital aux religieuses de Sainte-Marthe en 1742 illustre par ailleurs les recompositions des réseaux caritatifs à l’époque moderne, souvent liés aux évolutions des ordres religieux et aux besoins sanitaires des communautés.

Liens externes

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