Lettres patentes royales 1609 (≈ 1609)
Le père P. Cotton obtient l'autorisation d'Henri IV pour établir un collège à Orléans.
1613
Autorisations données
Autorisations données 1613 (≈ 1613)
Les autorisations finales sont accordées pour la construction du couvent.
1er quart XVIIe siècle
Construction du couvent
Construction du couvent 1er quart XVIIe siècle (≈ 1725)
Édification du couvent dans le style jésuite, avec un cloître et une chapelle.
1786
Déclin du couvent
Déclin du couvent 1786 (≈ 1786)
Le couvent n'est plus occupé que par quelques religieux.
1940
Transformation en archives
Transformation en archives 1940 (≈ 1940)
Les bâtiments deviennent les archives départementales.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cloître et chapelle : classement par arrêté du 10 septembre 1941
Personnages clés
Père P. Cotton
Confesseur d'Henri IV, obtint les lettres patentes pour l'établissement du couvent.
Henri IV
Roi ayant accordé les lettres patentes pour la construction du couvent.
Origine et histoire du Couvent des Minimes
Le père P. Cotton, confesseur d'Henri IV, obtint du roi des lettres patentes en 1609 autorisant à Orléans l'établissement d'un collège confié aux Minimes ; les autorisations furent données en 1613. L'édifice fut construit dans le style adopté par les Jésuites au XVIIe siècle, où l'on emploie indifféremment l'ogive surbaissée et le plein cintre. Les bâtiments s'organisaient principalement autour d'un cloître rectangulaire, sur le côté duquel s'élevait une grande chapelle. Le cloître comporte neuf travées dans sa plus grande longueur et sept dans la plus courte ; ses arcades en plein cintre reposent sur des piliers carrés. Il est couvert par un plafond à poutres apparentes, au‑dessus duquel se développent, selon les façades, un ou deux étages. La chapelle mêle des éléments gothiques et classiques. Le grand pignon de la façade occidentale présente une porte d'entrée encadrée de deux pilastres et surmontée d'un fronton circulaire, flanquée de deux petites ouvertures ornées de la même façon. Au‑dessus se trouve une grande fenêtre en arc brisé dont le réseau de pierre s'inspire entièrement des modèles du XIVe siècle. La voûte, détruite, était en bois. L'établissement prospéra pendant plus d'un siècle, mais, vers 1786, il n'était plus occupé que par quelques religieux. Les bâtiments furent ensuite affectés à diverses fonctions : caserne, tribunal exceptionnel pendant la Révolution, puis archives départementales en 1940. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la toiture de la chapelle et les toitures du cloître furent entièrement brûlées.