Frise chronologique
1472
Fondation initiale
Fondation initiale
1472 (≈ 1472)
Création du couvent Sainte-Barbe-sous-Croisset à Canteleu.
1er avril 1612
Première pierre de l’église
Première pierre de l’église
1er avril 1612 (≈ 1612)
Début de la construction rue Saint-Hilaire.
1615
Dédicace de l’église
Dédicace de l’église
1615 (≈ 1615)
Consécration par l’archevêque François de Joyeuse.
1795
Transformation en prison
Transformation en prison
1795 (≈ 1795)
Devenu la *Maison François* après la Révolution.
1984
Protection et destruction
Protection et destruction
1984 (≈ 1984)
Inscription MH ; chapelle détruite cette année.
2012
Vente privée
Vente privée
2012 (≈ 2012)
Acquisition par un promoteur immobilier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Rez-de-chaussée et premier étage des façades des ailes sud et est du cloître ; escalier dans l'angle nord-est (cad. BP 28) : inscription par arrêté du 21 décembre 1984
Personnages clés
| Rogerin Rabasse - Fondateur initial |
Crée le couvent de Sainte-Barbe-sous-Croisset en 1472. |
| Marthe de Rassent - Donatrice |
Offre une maison en 1609 pour l’installation. |
| Henri IV - Roi de France |
Autorise le transfert par lettres patentes (1610). |
| François de Joyeuse - Archevêque de Rouen |
Dédicace l’église Notre-Dame-de-Lorette en 1615. |
| Charles Robert - Architecte |
Reconstruit la chapelle en 1876. |
| Massimiliano Fuksas - Architecte contemporain |
Réhabilite le site (1989-1993). |
Origine et histoire
L’ancien couvent des Pénitents de Rouen est implanté dans la partie est de la ville. Fondé initialement en 1472 sous le nom de Sainte-Barbe-sous-Croisset à Canteleu par Rogerin Rabasse, la communauté demande dès 1522 à s’installer à Rouen, sans succès. Ce n’est qu’en 1609 qu’ils s’établissent dans le faubourg Bouvreuil, grâce à un don de Marthe de Rassent, veuve de Guillaume Aubert. En 1610, des lettres patentes d’Henri IV leur permettent de transférer leur couvent du Croisset vers ce faubourg.
En 1612, un échange avec Monsieur de Bapeaumes leur cède un terrain rue Saint-Hilaire, où la première pierre de l’église est posée le 1er avril. Le couvent s’y installe en mai 1612, et l’église Notre-Dame-de-Lorette est dédicacée en 1615 par l’archevêque François de Joyeuse. Le cloître, commencé dans la première moitié du XVIIe siècle, est achevé en 1625. Supprimé à la Révolution, le site devient une prison en 1795, la Maison François, après la démolition de l’église paroissiale Saint-François.
Au XIXe siècle, le couvent accueille successivement les sœurs du Bon-Pasteur (1839-1865) puis les sœurs des Saints-Anges jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. La chapelle, reconstruite par Charles Robert en 1876, est détruite en 1984. Après 1945, le site abrite un lycée professionnel, puis, réhabilité par Massimiliano Fuksas (1989-1993), l’agence régionale de l’environnement de Haute-Normandie jusqu’en 2011. Vendue en 2012 à un promoteur privé, il ne subsiste aujourd’hui que deux ailes du cloître et un escalier, protégés depuis 1984.
Les éléments protégés incluent le rez-de-chaussée et le premier étage des façades des ailes sud et est du cloître, ainsi que l’escalier de l’angle nord-est. Ces vestiges témoignent de l’architecture conventuelle du XVIIe siècle et des transformations ultérieures, entre usage religieux, carcéral et éducatif.